Commission paritaire : Le forcing de Mboso sera suicidaire
Les phrases assassines du Président de la chambre basse du parlement aux élus nationaux ce jeudi 12 août 2021 n’ont fait qu’exacerber une crise déjà nauséabonde.
Christophe MBOSO s’en fout de vos avis et considérations, l’essentiel est de prendre de la vitesse. Croyant soutenir les six (6) confessions religieuses de l’axe Dodo KAMBA, le président de l’Assemblée nationale vient de signer le déclenchement des hostilités préélectorales. Pour MBOSO, peu importe les conséquences, même en cas d’un scénario similaire à l’épopée Ronsard Malonda, il faut d’abord satisfaire les instructions.
Qui a fait perdre à MBOSO son sens élevé de sagesse ? L’homme a décidé de militariser le protocole de la séance. Toutes les motions articulées par les honorables députés ont été militairement étouffées. Du moins, celles qui se rapportaient à la matière du jour. Même le tonitruant Eliezer TAMBWE a été rabroué par le très autoritaire commandant en chef de l’Assemblée nationale. L’honorable président a donc sorti ses vrais gants politiques. Il s’est montré ouvertement au service d’une cause et non pas comme chef de corps de la deuxième institution politique du pays. Les députés ont enfin réalisé que l’heure de la bastonnade a bel et bien sonné. Plus rien ne sera comme avant. MBOSO a revêtu son costume du grand tombeur de la coalition FCC-CACH. Les élus (achetés) n’auront que leurs yeux pour pleurer.
Députés FCC aile Union Sacrée inquiets
La donne a définitivement changé au Temple de la démocratie. La parole vient d’être confisquée aux « élus ». Le Chef de classe ne va plus jamais rigoler ni badinter avec son fauteuil. Il sait que personne ne le démettra de son poste au style Jeanine Mabunda Lioko. « J’y suis et j’y reste », peut-il se targuer dorénavant. La salle des congrès du palais du peuple était bien froide. Y compris dans les rangs des anciens kabilistes qui gonflent aujourd’hui la majorité de l’Union Sacrée. Ça se chuchotait au sortir de la salle : « que s’est-il donc passé pour l’honorable président aujourd’hui ? »; « Y-a-t-il des consignes d’endurcissement de ton de sa part et pour quel résultat? »; « Est-il déjà embarqué dans le navire Kadima pour le forcing? ». Beaucoup n’ont pas hésité d’exprimer d’immenses regrets d’avoir embarqué le bateau pour subir pareil recyclage politico-militaire. La tension vient de redoublé dans l’hémicycle, et des blocs linguistiques se sont vite reconstitués pour s’opposer catégoriquement à la dictature parlementaire imprimée de la griffe MBOSO. Le dossier CENI qui commençait à être concilié dans la perspective d’une nouvelle candidature, cette-fois ci dans une atmosphère de cordialité et de consensus, vient de passer le couteau dans la plaie. Sous prétexte de vouloir rattraper le temps, MBOSO occasionne très malignement une abîme pour les élections attendues. On a dit corruption des confessions religieuses, et que dire du bureau de MBOSO ?Le ton et la terreur manifestés par le Président de l’Assemblée nationale ouvrent tous les débats. Pour les uns, il s’agit d’un ballon d’essaie pour voir si « Le Ciel va tomber ». Pour d’autres, MBOSO aurait pris l’engagement de sécuriser l’UDPS soupçonné de tout manoeuvrer pour un passage en force du ticket Kadima. Et il y va de toute brutalité verbale. Au point qu’il réveille déjà plusieurs démons. À la colère des Bangala (Équateur) offusqués des attaques en règle contre le Cardinal AMBONGO, des Bakongo qui sont systématiquement remplacés de tous les postes de commandement dans les entreprises publiques, des Baswahili littéralement humiliés depuis 2019 et des Katangais dont la mort non officielle de Kyungu WA Kumwanza relance le conflit contre les kasaiens, MBOSO a mal choisi le moment de faire le pyromane.
Antoine Botshili
