Nord-Kivu : Près de 800 miliciens se sont rendus aux autorités et plus de 400 armes récupérées depuis l’état de siège
L’armée a annoncé avoir contraint près de 800 rebelles à se rendre auprès des autorités militaires dans les territoires de Rutshuru, Masisi et Walikale au Sud du Nord-Kivu.
L’information a été livrée à la presse à Goma ce vendredi 17 septembre par le porte-parole du secteur opérationnel Sokola 2 qui a également indiqué que plus de 400 armes ont été saisies à l’occasion.
Le lieutenant-colonel Ndjike Kaiko loue le travail abattu par les FARDC et rassure que les opérations d’envergure vont se poursuivre pour neutraliser tous les groupes armés qui déstabilisent le Nord-Kivu.
« 800 éléments des groupes armés qui ont quitté la brousse et 400 et quelques armes récupérées. Voilà pourquoi nous demandons d’abord à la population de continuer de collaborer avec son armée.. L’armée est en profondeur où elle est en train de traquer l’ennemi », a-t-il expliqué.
Ces affirmations des FARDC ne rencontre pas du tout celle des élus aussi bien provinciaux que nationaux et celle de la population. Les habitants des provinces concernées par l’état de siège disent être déçus par le bilan observé jusque-là compte tenu du nombre des morts enregistrés en quelques mois seulement.
Depuis que le chef de l’État a instauré cette mesure au Nord-Kivu et dans l’Ituri au mois de mai dernier, on dénombre plus de 500 morts, plus de 40 véhicules incendiés, des maisons brûlées et des biens pillés.
Mais, malgré cette situation, l’Assemblée nationale et le Sénat viennent de proroger pour la 8e fois l’état de siège.
Charles Mapinduzi
