Dossier 161 bus TRANSCO : malgré les bruits de sirène, Chérubin Okende pris dans son propre piège !
Est pris qui croyait prendre, stipule un dicton populaire. Le feuilleton 161 bus supposés cachés puis abandonnés dans la commune de la N’sele à Kinshasa a fait une nouvelle victime, et non des moindres.
Après des allégations mensongères avancées par le ministre national des Transports, voies de communication et désenclavement, le comité de gestion suspendu de TRANSCO a brisé le silence.
Dans une lettre signée le 20 septembre dernier, le Directeur général suspendu de cet établissement public, Andrew John et le PCA, Rémy Kachoko, recadrent Chérubin Okende en ballayant d’un revers de la main ses récentes déclarations.
« Les bus n’ont été ni cachés, ni abandonnés mais déplacés et mis sous garde et surveillance de la Garde Républicaine en détachement à TRANSCO compte tenu des spécificités de la zone du site », tranchent les deux mandataires. Un recadrage limpide qui, sans nulle doute, place le ministre congolais de Transport face à une évidence indéniable.
Pourtant, quelques jours plus tôt, Chérubin Okende a soutenu que les 161 bus avaient été abandonnés puis vandalisés et que l’argent pour leur répartition avait simplement été détourné par les responsables du TRANSCO, aujourd’hui en suspension. Que retient-on donc? Soit certains rouages de son ministère lui échappent, soit il a été induit en erreur par ses services techniques. Pas seulement lui, mais aussi Chief Tshipamba, Dg ai de TRANSCO, qui a affirmé qu’un million de dollars américains ont déjà été décaissés pour la réparation de ces engins mais que le comité de gestion suspendu les a détournés.
Pour étoffer sa défense, le comité suspendu de TRANSCO précise dans sa correspondance que le déplacement de ces 161 véhicules en panne est lié à l’arrivée de plus de 400 nouveaux bus commandés par le gouvernement congolais, qui doivent aussi être entreposés. Or, la commune de la N’sele a le mérite d’avoir encore des concessions spacieuses à un loyer abordable.
Andrew-John et Rémy Kachoko préviennent même « qu’il n’y a, à ce jour, aucun budget dûment sollicité, encore moins un décaissement spécifique par le Trésor public pour cette activité », une façon polie de demander à Chérubin Okende de revoir ses tirs.
Charles Mapinduzi
