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Kidnapping à Kinshasa : comment les Congolais utilisent l’humour pour faire face aux enlèvements

Depuis quelques semaines, les enlèvements à Kinshasa ont suscité une profonde inquiétude parmi la population et les autorités nationales et provinciales.

Sur internet, les Congolais tentent de sensibiliser le public en utilisant les réseaux sociaux et les applications de messagerie instantanée. Deux humoristes, Herman Amisi et Aïda, ont également essayé de mettre en lumière ce phénomène, mais avec des résultats divergents.

Herman Amisi, connu sous le pseudonyme « Daddy », a créé une vidéo dans laquelle il joue le rôle d’un homme enlevé après avoir été endormi par un produit vaporisé dans un taxi. Il se réveille dans une salle sombre où ses organes sont prélevés. Avec une touche d’humour, il déclare à ses ravisseurs désabusés qu’il a été enlevé il y a trois jours et que ses reins lui ont déjà été pris, n’ayant plus rien à offrir. Il décourage ses ravisseurs de prendre ses poumons en affirmant que les poumons d’un fumeur ne leur serviront à rien. Déçus, les ravisseurs le relâchent et on le voit en caleçon dans la rue, portant une pancarte dans le dos : « Ne m’enlevez pas, je n’ai pas de reins ».

Quant à Aïda, elle met en scène un homme ressemblant à l’un des ravisseurs récemment arrêtés par la police et qu’elle accuse de s’être évadé de sa cellule avant de prendre la fuite.

Cependant, le sketch d’Herman ne passe pas bien auprès de la majorité de ses fans. Certains estiment que ce n’est pas du tout drôle et que le moment est mal choisi. Un fan a tweeté : « Le moment est mal choisi. (Et le message de la fin minimise les efforts des 15M des Kinois dont certains ont été victimes et ont perdu les leurs) ».

Pour d’autres, le sketch porte un message fort. « Ça informe que le kidnapping existe et ça montre le mode opératoire des malfrats. À partir de cette vidéo, les gens peuvent devenir prudents », a également tweeté un autre fan.

En revanche, le sketch d’Aïda n’a pas choqué ses fans. Elle évite le sujet brûlant du prélèvement d’organes dont les ravisseurs sont accusés, et que la Justice congolaise nie, malgré les aveux d’un membre du gang.

Face à ces actes d’insécurité, le gouvernement a décidé de déployer les forces armées congolaises et la police dans certains axes de la ville. Des numéros d’appel d’urgence ont été rendus publics pour contacter la police et signaler des incidents.

Nicolas Kayembe

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