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Sondage « Le peuple d’abord »: Les Congolais plébiscitent le professeur Michel Bongongo pour diriger le Sénat après les élections 2023

Au mois de décembre 2023, des élections générales devront se tenir en République démocratique du Congo. Ce sera une nouvelle occasion pour le peuple congolais puisse choisir les nouveaux animateurs des institutions nationales, provinciales et locales. Tel sera notamment le cas des élections sénatoriales.
Signalons que dans notre pays, le Sénat est la chambre haute du parlement bicaméral. L’Assemblée nationale en est la chambre basse. Le Sénat vote les lois et contrôle le gouvernement, les entreprises publiques, les établissements et les services publics.


Le président du Sénat représente le Sénat en tant qu’institution; il parle en son nom, au niveau tant national qu’international. Il est élu par ses collègues à chaque début de session, à la majorité des membres présents. Traditionnellement, bien que rien ne l’impose, le président du Sénat est issu de l’un des partis de la majorité gouvernementale, tandis que le premier vice-président appartient au groupe linguistique différent de celui du président.

Le président du Sénat est généralement une personnalité qui jouit d’une grande expérience politique. Il dirige les activités en concertation avec les présidents des groupes politiques. Outre l’assemblée plénière, il préside aussi le Bureau du Sénat, qui fixe notamment l’ordre du jour des travaux. En séance plénière, il lui revient de maintenir l’ordre et de faire respecter le règlement du Sénat. Il énonce les questions sur lesquelles le Sénat doit se prononcer et supervise les votes. Il ne participe généralement pas aux débats et se situe en principe au-dessus des groupes politiques.
Sa responsabilité fondamentale consiste à assurer le fonctionnement démocratique de l’institution. Il permet un débat correct des propositions et des projets de loi, sur lesquels il peut à tout moment demander l’avis du Conseil d’Etat.
Compte tenu de la délicatesse du rôle que joue le président du Sénat, et au regard de l’expérience du passé, notre institut de sondage « Le peuple d’abord » a interrogé les populations dans toutes les provinces. La question posée se rapporte au choix de la personnalité capable de présider le Sénat pendant la prochaine législature, c’est-à-dire après les élections de décembre 2023.

Agent concepteur: Institut de sondage Le peuple d’abord
Durée                     : Travail effectué du 15 août au 15 septembre 2023.
Technique              : Question posée directement aux personnes contactées par les agents de notre institut de sondage.
Moyen utilisé        : Sondage réalisé par nos agents.
Interprétation
Ce travail de sondage d’opinion a été effectué d’une manière qualitative et quantitative.
Qualitative: La qualité est  une des normes exigées dans la réalisation d’un travail scientifique. Le sondage d’opinion ne peut dès lors faire abstraction de cette exigence.

Ainsi, notre institut s’est trouvé dans l’obligation de tenir compte de cette exigence et de travailler conformément aux normes telle que la qualité. Pour cela, il a été fait appel uniquement aux variables positives liées au sexe des individus, leur niveau d’étude, et la stratification par tranche d’âge.  Les appartenances politiques, ethniques, tribales, linguistiques ou régionales jugées contraires à l’éthique de ce  genre de travail n’ont été pas prises en compte.

Quantitative: La quantité figure également parmi les normes exigées dans un sondage d’opinion pour le rendre plus fiable. Pour ce faire, notre Institut de sondage a déployé ses agents dans les 26 provinces où des efforts nécessaires ont été faits pour atteindre le chiffre de 3.000 individus. Echantillon jugé représentatif pour refléter une opinion.
Après la synthèse  des résultats et des calculs liés aux exigences de la statistique, il a été décidé de publier les noms des personnalités selon l’ordre décroissant des résultats obtenus.

Michel Bongongo: 80%

Né le 5 novembre 1950, cet homme politique congolais a été sénateur représentant de l’Équateur. Membre du Mouvement de libération du Congo –MLC- et de l’Union des forces du changement-UFC, il a été vice-président de l’Assemblée régionale de 1985 à 1989 et son président de 1989 à 1990, ministre d’État du Budget de 2014 à 2016, de la Fonction publique, et ministre intérimaire de la Défense nationale, Anciens combattants et Réinsertion. Michel Bongongo Ikoli Ndombo a été élu président national du parti politique Les Républicains à l’issue du congrès organisé le samedi 18 janvier 2020 au centre Béthanie à la Gombe. Il remplaçait Léon Kengo wa Dondo ancien président du Sénat, à la tête de cette formation politique, où il a auparavant assumé les charges de secrétaire général. 
Actuellement président national du parti politique dénommé «Actions pour le bien-être des Communautés de la RDC» -ABC-RDC, il est professeur ordinaire à la Faculté des sciences sociales, administratives et politiques de l’Université pédagogique nationale. Mai 1978: il décroche son diplôme de docteur en philosophie à l’Université catholique de Louvain en Belgique. Juillet 1972: Licencié en philosophie à l’Université Saint Joseph à Beyrouth au Liban. 1986-1990: Conseil national de sécurité-cabinet du Conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité, 1994-1997: Présidence de la République : chef de la Maison civile du chef de l’Etat. Mars 2019, élu Sénateur pour le compte du territoire de Bikoro/Province de l’Equateur. Secrétaire général du regroupement des Républicains et Alliés-RIA. Michel Bongongo est fortement apprécié pour sa sagesse. Les Congolais pensent qu’il est l’homme qu’il faut pour gérer le Sénat avec la même rigueur qui caractérisait Kengo wa Dondo.

Monseigneur Marini Bodho 65%

Pierre Marini Bodho, né le 30 mars 1938 à Zeu dans l’ex province Orientale, est un pasteur et homme politique congolais. Il a étudié la théologie à l’Université libre du Congo et obtenu une licence universitaire en 1970, puis à la Faculté de théologie protestante de Paris où il a décroché un doctorat en 1972. En 1978, il est devenu président de la Communauté Évangélique au Centre de l’Afrique, puis vice-Président de l’Église du Christ au Zaïre en 1979.
De 1978 à 1979, il est le quatrième Directeur général et premier congolais à diriger l’ISTB devenu USB, l’actuelle université Shalom de Bunia. En 1998, il est devenu le deuxième président de l’Église du Christ au Congo après la présidence de Bokeleale, jusqu’en 2017. Il a ainsi été pasteur titulaire de la paroisse internationale protestante de Kinshasa (Cathédrale du Centenaire). En 2017, il est devenu archevêque du Diocèse des Monts Bleus de l’Église AIC. En 2003, il est devenu président du Sénat de la RDC jusqu’en 2006. Il est marié, le 25 février 1957, à Charlotte Kabengi Ayenya (morte en juin 2013), et père de 7 enfants. En 2018, il s’est remarié à Dr Constance Kutsch Lojenga, de nationalité néerlandaise.

Faustin Toehango: 57%

Le professeur Faustin Tohengao, ancien recteur de l’université de Kisangani et député national, a émis des réserves, mercredi 15 septembre 2022 à Kisangani, sur la mise en œuvre des recommandations issues de travaux des états généraux de l’Enseignement supérieur et universitaire –ESU-, tenus à Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga. Et pour cause : d’autres résolutions importantes sur le secteur de l’ESU, qui avaient été prises dans le passé, moisissent dans le tiroir par manque de volonté politique, at-il déclaré. S’agissant de la généralisation du système LMD dans toutes les filières, Faustin Tohengao aurait voulu qu’on fasse d’abord une petite évaluation du pas déjà franchi par certains établissements qui l’organisent déjà. Le professeur Tohengao compte sur l’accompagnement du gouvernement dans son ensemble et du Chef de l’Etat pour espérer un lendemain meilleur.

Samy Badibanga: 53%

Né le 12 septembre 1962 à Kinshasa, il fut Conseiller spécial d’Étienne Tshisekedi de 2009 à 2011, et élu député national dans la circonscription du Mont-Amba à Kinshasa depuis 2011 à l’Assemblée nationale, et a siégé à la Commission des ressources naturelles. Il est nommé Premier ministre le 17 novembre 2016 et quitte le 7 avril 2017. Diplômé de l’Institut supérieur des sciences humaines de Genève en 1986, il l’est ensuite de l’école du Haut Conseil du diamant d’Anvers (Hoge Raad voor Diamant) et de l’International Gemological Institute d’Anvers.
Il commence sa carrière en 1986 en tant qu’administrateur délégué de Sodocam puis devient en 1995 administrateur et directeur général de Samex Trading. Cette société est détentrice de plusieurs permis de recherches minières en  RDC, et partenaire en joint-venture de BHP Billiton. Il devient consultant pour la société minière BHP-Billiton de 2005 à 2010, et participe à ce titre à l’introduction de la société en RDC, notamment dans les partenariats avec les entreprises publiques. Il participe à ce titre à différentes négociations avec le ministère des Mines sur la révision des contrats miniers mais aussi avec les ministères de l’Économie et de l’Énergie pour la construction et la fourniture d’énergie du barrage Inga III.
Il crée en 2006 la Fédération des explorateurs et extracteurs (FEE) en RDC pour promouvoir la bonne gouvernance dans la gestion des ressources naturelles. Il a été maître de conférences lors des rencontres IPAD/RDC du secteur minier de 2005 à 2009.

Adolphe Lumanu Mulenda 52%

L’homme politique congolais, Adolphe Lumanu Mulenda Bwana N’sefu, est né le 5 septembre 1952 à Kabinda, dans la province de Lomami. Il devient professeur de sciences politiques. Il a été élu député national pour la circonscription électorale de Kabinda, et directeur de cabinet du secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie –PPRD- Vital Kamerhe. Il a été gouverneur adjoint du Kasaï Oriental pendant la transition vers la démocratie après la seconde guerre du Congo. Depuis le 11 septembre 2011, il était vice-Premier ministre chargé de l’intérieur et sécurité. Carrière politique
Mandat électif: Elu député national de la Circonscription de Kabinda dans la province de Lomami (janvier 2019 à ce jour), 3ème mandat;
Député national de la Circonscription de Kabinda dans l’ancienne province du Kasaï Oriental (avril 2012 à octobre 2014), 2ème législature; premier vice-président du Groupe parlementaire du PPRD (GP-PPRD) à l’Assemblée Nationale (octobre 2006 – novembre 2007);
député national de la Circonscription de Kabinda dans l’ancienne province du Kasaï Oriental (22 septembre 2006 au 25 novembre 2007), 1ère législature. Outre ces fonctions, il a assumé les fonctions techniques et politiques suivantes: premier vice-président du Conseil national de suivi de l’Accord du 31 décembre 2016 –CNSA-; Directeur général de l’Office national d’Identification des populations -ONIP- depuis le 15 octobre 2014; vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Aménagement du territoire du 11 septembre 2011 à février 2012; ministre de l’Intérieur et Sécurité du 19 février 2010 au 11 septembre 2011; Directeur du cabinet du président de la République du 31 janvier 2009 au 19 février 2010; ministre des Relations avec le Parlement du 25 novembre 2007 au 31 janvier 2009.

Parallèlement, il est rapporteur de l’Alliance de la Majorité présidentielle-AMP, vice-gouverneur chargé des questions économiques, financières et de développement de la province du Kasaï Oriental du 19 novembre 2001 au 16 mai 2004; vice-ministre de l’Intérieur chargé des Affaires territoriales et des Affaires coutumières du 3 janvier 2001 au 14 avril 2001; Directeur national adjoint de la Police des mines et des Hydrocarbures de la Police nationale congolaise (février 1998- décembre 1999)

Edouard Mokolo Wa Pombo: 50%

Alors qu’il est intarissable sur tous les sujets, grâce notamment à sa riche expérience politique, sa parole publique est rare. Édouard Mokolo Wa Mpombo, est une icône de la scène politique congolaise. Les arcanes du pouvoir n’ont aucun secret pour lui. Près d’un demi-siècle, il a été plusieurs fois ministres, notamment des affaires étrangères sous Mobutu, de nombreuses fois ambassadeur et pendant plus de 10 ans, premier vice-président du Sénat (2007-2019). Il a aussi dirigé les services de renseignement. Celui qui se dit toujours sénateur indépendant,  il est toujours sensible à tout ce qui peut unir les acteurs politiques congolais autour du développement du pays. Pour cette raison, il soutient l’Union sacrée qui n’est ni un parti politique ni un regroupement politique et dont l’objectif est une vision commune de notre destinée.
En tant qu’acteur politique engagé, il se refuse d’être désespéré ni pessimiste. Au contraire, il fait en sorte que la RDC réalise des performances nécessaires à sa mutation et son développement. Pour que le pays réussisse, il faudrait que soient trouvés des parades aux maux qui nous rongent, notamment le leadership souvent mal assuré, mauvaise vision, mauvaise gouvernance (corruption érigée en système), tribalisme et régionalisme, désespoir de la jeunesse.

Richard Muyej Mangez 48%

Richard Muyej Mangeze Mans, né le 31 décembre 1954 à Élisabethville (actuellement Lubumbashi) est un homme politique, et gouverneur de la province du Lualaba de 2016 à 2023.
Après une formation secondaire à l’Institut Saint-Joseph de sa ville natale, il étudie l’histoire à l’Institut pédagogique national de Kinshasa, et obtient une licence en 1979. De 1980 à 1993, il enseigne l’histoire, puis sert comme directeur des études. À partir de 1994, il multiplie les expériences dans la gestion des entreprises publiques, tour à tour directeur général de l’hôtel Karavia à Lubumbashi, directeur représentant de la Sodimico, directeur général de Kisenge Manganèse, et membre du Conseil d’administration de la Gécamines, puis de l’OFIDA.

Il s’engage en politique à partir de 1993, d’abord comme conseiller social et culturel du gouverneur du Katanga. De 1990 à 1997, il est membre du Conseil provincial de l’Union des fédéralistes et des républicains indépendants-UFERI.
Membre fondateur du  PPRD en 2002, il en est le président provincial pour le Katanga jusqu’en 2007. Aux élections législatives de 2006, il se fait élire député pour la circonscription de Lubumbashi.
En février 2010, il entre au gouvernement  Muzito II avec le portefeuille des Relations avec le Parlement. En septembre 2011, il est confirmé à son poste dans le gouvernement Muzito III et en mars 2012, il est nommé ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières dans le gouvernement Matata I, et le quitte le 7 décembre 2014. Muyej quitte le Lualaba début 2021, pour obtenir des soins médicaux. Le 10 janvier 2023, Richard Muyej quitte ses fonctions de gouverneur du Lualaba.

José Endundo Bononge: 40%

Né le 8 août 1943 à Tondo, il est un homme politique originaire de la province de l’Équateur. Il a été le président du parti démocrate-chrétien –PDC- et élu député pour la circonscription de Mbandaka.
José Endundo Bononge est un pharmacien de formation, il a eu à exercer différentes fonctions dans les entreprises publiques, notamment l’Office congolais de contrôle -ex-OZAC- et l’Office des routes. Il a aussi occupé les fonctions de président de la Chambre de commerce franco-zaïroise.
Il rejoint le Rassemblement congolais pour la démocratie –RCD- pour un bref moment avant de rejoindre le Mouvement de Libération du Congo –MLC- de Jean-Pierre Bemba Gombo, dans lequel il sera l’un des acteurs les plus influents. À la mise en place du gouvernement de transition, il est nommé ministre des Travaux publics et des Infrastructures. Il quittera ce poste pour s’associer avec d’autres personnalités politiques et créer un nouveau parti politique dénommé Union nationale des démocrates-chrétiens -UNADEC. Après des différences de vue dans la direction du parti, il créera un nouveau parti dénommé le Parti démocrate-chrétien -PDC. Aujourd’hui, il est l’un des membres du Bureau politique d’Ensemble pour la République, le parti politique de Moise Katumbi.

Le peuple d’abord

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