Dans une correspondance marquante adressée au président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, la Nouvelle Dynamique de la Société Civile en RDC (NDSCI), par l’entremise de son président Maitre Christian Kambi Mateleka, souligne l’importance cruciale du travail de l’organe délibérant dans le bon fonctionnement du gouvernement.
La lettre rappelle que la démocratie nécessite l’implication de chacun pour bâtir un avenir meilleur pour la province et le pays. En tant que défenseurs des droits de l’homme et activistes pro-démocratie, la NDSCI se positionne comme un acteur clé dans le contrôle citoyen.
La situation actuelle de la Tshopo, gérée sans gouvernement depuis plus de trois mois, suscite des inquiétudes. Le Gouverneur et son Vice semblent gérer la province sans une équipe gouvernementale, ce qui constitue un manque à gagner pour les citoyens. La NDSCI rappelle que ces lacunes nuisent non seulement à la gouvernance, mais également aux promesses faites par le Gouverneur d’améliorer les conditions de travail des futurs ministres provinciaux.
Dans son appel, la NDSCI exhorte l’Assemblée provinciale à exiger un état des lieux exhaustif de la gestion de la province depuis l’investiture du Gouverneur. Cela permettrait aux députés provinciaux d’évaluer si l’investiture du nouveau gouvernement est justifiée. La transparence et la redevabilité sont des exigences fondamentales pour garantir une gouvernance efficace et responsable.
Pour renforcer cette démarche, la NDSCI propose la création d’une commission parlementaire spéciale chargée de superviser la gestion de la province durant cette période de transition. Cette initiative pourrait offrir aux élus une occasion précieuse d’évaluer la performance gouvernementale, tant pendant qu’après le vide institutionnel actuel.
JS
