Ce mardi, Kananga, chef-lieu du Kasaï-Central, a accueilli le président Félix Tshisekedi pour une étape clé de sa tournée dans le Grand Kasaï. Devant une foule compacte, il a tenu un meeting aux accents conciliants, abordant sans détour le sujet brûlant d’une éventuelle réforme de la Constitution.
Contrairement à son discours ferme dans le Grand Katanga, Tshisekedi a choisi la voie de l’apaisement à Kananga. “Qu’on ne vous mente pas, ne suivez pas les mensonges”, a-t-il lancé, tout en promettant de respecter les désirs du peuple.
Le chef de l’État a insisté sur son ouverture au dialogue. “Si vous aimez qu’on change [la Constitution], on va le faire, et personne ne peut m’arrêter pour ça”, a-t-il déclaré, cherchant à dissiper les tensions tout en gardant une posture d’homme de terrain.
L’idée de réviser la Constitution, bien qu’encore à l’état de projet, suscite des débats enflammés. Pour l’opposition, cette initiative serait une tentative dissimulée de prolonger son pouvoir au-delà des mandats prévus.
Tshisekedi a également pris le temps de réitérer ses promesses électorales, notamment celle de terminer la route Kalamba Mbuji. “Je ne terminerai pas mon deuxième mandat sans que cette route ne soit achevée”, a-t-il promis solennellement.
Pour apaiser les esprits, le président a annoncé la mise en place prochaine d’une commission chargée de réfléchir à cette réforme constitutionnelle. Cette démarche se veut inclusive, mais elle divise déjà les rangs de l’opposition.
Nicolas Kayembe
