L’opposant Moïse Moni Della, allié du parti Ensemble pour la République, a répondu présent ce 2 avril 2025 à l’invitation d’Eberande Kolongele, conseiller spécial du Chef de l’État en matière de sécurité. Son engagement dans ces consultations politiques vise à favoriser un dialogue constructif face aux tensions qui secouent le pays.
« Je ne peux pas rester insensible », a-t-il déclaré à la presse après sa participation. Il justifie sa présence par les liens d’amitié qui l’unissent au président Félix Tshisekedi. « Je suis venu répondre à l’appel d’un frère, d’un président de la République, mais aussi d’un frère. J’ai été arrêté plusieurs fois par le régime de Kabila », a-t-il ajouté, mettant en avant son engagement en faveur de l’intérêt général.
Moni Della insiste sur l’urgence de la situation, affirmant que l’unité est essentielle pour surmonter la crise actuelle. « Nous sommes venus répondre à l’appel du Chef de l’État pour éteindre le feu, parce que notre maison commune brûle. Et lorsque la maison brûle, les fils et filles s’engagent. C’est l’unité dans la diversité », a-t-il précisé. Il tient cependant à souligner qu’il reste dans l’opposition républicaine et démocratique : « Je ne dis pas aujourd’hui que je deviens membre de l’Union sacrée ».
Ces consultations, initiées par le Chef de l’État lors d’une réunion avec les députés nationaux, entrent dans leur deuxième semaine. Elles visent à mettre en place un gouvernement d’union nationale capable de répondre aux défis sécuritaires persistants à l’Est du pays. Pour Moni Della, « la politique n’a de sens et de substance que lorsqu’on œuvre pour l’intérêt général ». Un message clair qui reflète sa volonté de contribuer à une solution nationale face aux enjeux actuels.
CB
