Face aux inondations récurrentes et à la dégradation des sols dans les grandes agglomérations de la République Démocratique du Congo, la mise en place d’un réseau d’égouts urbains et l’aménagement de structures de protection contre les crues deviennent une urgence. Dans cette tribune, l’ingénieur-conseil Rémy Luvumbu, du Groupe Arc-en-Tech, alerte sur l’importance d’une approche planifiée, tenant compte des enjeux climatiques, hydrologiques et environnementaux, pour un assainissement durable et sécurisé des villes congolaises. Ci-après :
La construction d’un réseau d’égouts urbain et municipal est une nécessité pour les villes et agglomérations de la République Démocratique du Congo. L’élévation des mûres barrières anti-crue et des batardeaux le long des cours d’eau sont des options qui protègent contre les crues ; qui est une situation dans laquelle un périmètre habituellement sec est submergé. Ce sont des solutions remparts contre les élévations du niveau des cours d’eau et les inondations, provoquées par la montée des eaux et l’écoulement des eaux après de fortes précipitations pluvieuses ou par la montée d’une quantité inhabituelle d’eaux souterraines à la surface de la terre.
Aménager et gérer les cours d’eaux en tenant compte des changements climatiques nécessite la prise en compte de l’évolution du climat dont les conséquences induisent des modifications du cycle de l’eau : le début et la fréquence des précipitations, périodes d’étiages (lorsqu’un cours d’eau est à son niveau le plus bas), augmentation des risques de crues et d’inondations.
Pour ce cas d’espèce, nous avons une approche rigoureuse et méthodique dans la prise de renseignements sur les espaces en République Démocratique du Congo.
Les options ainsi proposées sont des échantillons des solutions rentables pour protéger la population contre les inondations observées dans les villes et agglomérations de la République dans la logique d’un bon drainage, capable de limiter les risques associés aux propriétés du sol (perméabilité, granulométrie, etc.), aux cultures et à l’érosion dans les grandes agglomérations de la République, pour lesquels les sols n’absorbent plus des grandes quantités d’eau, avec des apparitions de colmatage ou la mort par polluants biocides de la vie du sable d’où le noircissement de la couche de sable (avec odeur désagréable liée aux mercaptans et émission de gaz à effet de serre (CO2, CH4) et de gaz toxique (H2S). De ce fait, la pollution de l’eau et des espaces.
Cependant, il est plus que primordiale de planifier les étapes du drainage en commençant tout d’abord par un réseau hydraulique fonctionnel afin d’avoir une gestion de l’eau efficace et sécuritaire contre les conséquences sanitaires et des causes de grave érosion dont souffre la population congolaise.
Pour le Groupe Arc-en-Tech
Rémy Luvumbu
Ingénieur conseil
