Un climat social délétère persiste au sein de l’Office National de l’Emploi, principalement causé par « la crise de participation et/ou la non-implication du ministre de l’Emploi et du Travail », ce qui « ne favorise pas le climat de paix au sein de l’Office ». À cela s’ajoute « le conflit de collaboration qui règne entre la direction générale et le conseil d’administration », freinant toute avancée.
L’absence de vision stratégique claire est également pointée : « le manque d’élaboration d’un plan d’action opérationnel en 2024 et en 2025 laisse l’Office naviguer à vue », et « le manque de plan annuel de formation » aggrave l’occupation de postes par des personnes inadaptées.
Sur le terrain administratif, le constat est tout aussi préoccupant. « L’organisation du traitement des dossiers RH logés à l’Office » est jugée inefficace, de même que « le manque de réunions de service » entre la hiérarchie et les agents. Le tout entraîne une « crise de communication » avec « l’autorité dirigeante ».
Les conséquences sont visibles : « l’absence criante de frais de fonctionnement à travers les directions provinciales », et « la rémunération des travailleurs en situation alimentaire précaire » contribuent à « la démotivation et à l’insatisfaction au travail ».
Ce climat délétère se traduit aussi par « la diminution des services rendus, la propagation de fausses informations » et un désengagement du personnel. À cela s’ajoutent « le non-paiement des frais de transport » et « la non-prise en charge des soins médicaux des travailleurs et de leurs familles », aggravant les tensions sociales.
Sur le plan technique, le rapport dénonce « le cadre de travail inapproprié dans le bâtiment » et « le manque d’électricité », bloquant l’accès à la base de données électroniques depuis plusieurs mois. « L’expression des mécontentements se heurte à des sanctions », dénoncent les signataires.
En conclusion, cette crise multiforme se manifeste par « le non-respect des procédures », « l’inadéquation du profil des candidats », « la faible rémunération », « l’absence de critères objectifs dans les recrutements » et « un leadership faible ». Un appel clair à une réforme urgente est ainsi lancé pour sauver l’Office.
Roger Makangila
