La session ordinaire de mars à l’Assemblée nationale a officiellement pris fin dimanche 15 juin, conformément à l’article 115 de la Constitution. En clôturant les travaux, le président de la Chambre basse, Vital Kamerhe, a livré un discours à la fois élogieux envers les députés et lucide sur les défis qui interpellent le pays.
Dans un hémicycle attentif, Vital Kamerhe a salué la régularité et l’engagement des élus tout au long de cette session. Selon lui, les députés ont répondu aux attentes de la nation en matière de production législative et de contrôle de l’action gouvernementale, tout en renforçant leur présence dans les commissions permanentes.
L’un des axes forts de cette session, selon le président de l’Assemblée nationale, a été le double enjeu qualitatif et quantitatif des lois adoptées. Il a également mis en exergue l’intensité des mécanismes de contrôle parlementaire sur les membres du gouvernement et les gestionnaires des entreprises publiques.
Mais au-delà du travail législatif, le contexte sécuritaire préoccupant dans l’Est du pays a occupé une place centrale dans l’intervention du président Kamerhe. Il a fermement condamné l’agression armée attribuée au Rwanda, appelant à une union sacrée autour du président Félix Tshisekedi pour défendre l’intégrité territoriale de la RDC.
Le président de l’Assemblée nationale a également mis en lumière les actions de diplomatie parlementaire menées au cours de cette session, les qualifiant de leviers pour renforcer les efforts de paix. À ses yeux, les relations nouées et renforcées avec les parlements étrangers peuvent contribuer à faire pression pour une résolution durable du conflit.
Par ailleurs, deux défis majeurs ont été soumis à la réflexion des parlementaires pendant leurs vacances : la gestion des déchets plastiques, devenus un fléau dans les centres urbains, et la montée inquiétante du banditisme urbain, source d’insécurité pour les citoyens.
En matière d’initiatives internes, Kamerhe a salué la mise en place de deux nouveaux réseaux parlementaires. L’un est dédié au dialogue avec les institutions financières internationales comme le FMI et la Banque mondiale, l’autre consacré au développement rural, un secteur souvent négligé mais crucial pour l’avenir du pays.
En clôturant la session, Kamerhe a appelé les députés à rester proches de leurs bases, estimant que le travail parlementaire ne s’arrête pas dans les couloirs du Palais du Peuple. Il a insisté sur la nécessité pour chaque élu de porter les préoccupations locales au niveau national.
CB
