Le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo a commis une imprudence qui relève soit de l’enfantillage, soit de l’ivresse du pouvoir. Difficile de dire ce qui a bien pu passer par la tête de ce trentenaire pour qu’il publie sur son statut WhatsApp cette phrase pour le moins sulfureuse : « Ces imbéciles qui nous gouvernent ». Et ce, pendant toute une journée, avant de la supprimer.
C’était sans compter sur la vigilance de ses irréductibles pourfendeurs, qui ont eu le temps de faire une capture d’écran pour ensuite relayer massivement cette publication sur les réseaux sociaux. Une véritable aubaine pour ses adversaires politiques.
Comment un président d’Assemblée provinciale peut-il commettre une telle bourde ? s’interrogent de nombreux observateurs qui ont vu passer cette phrase polémique. En postant ce message, à qui donc s’adressait Mateus Kanga ? À ses collègues ? À l’exécutif provincial ? Aux dirigeants nationaux ?
Une chose est sûre : le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo semble ne pas être entouré d’un chargé de communication capable de l’aider à maîtriser sa prise de parole, même sur ses espaces numériques privés. Aujourd’hui, il fait l’objet de tirs nourris de la part de ses opposants politiques, certains allant jusqu’à l’accuser d’entretenir des accointances avec les ennemis de la République.
Cette affaire prouve que Mateus Kanga doit impérativement s’entourer de professionnels pour éviter à l’avenir des erreurs de communication qui peuvent lui coûter cher, tant sur le plan politique que sur celui de la réputation.
Ayant visiblement mal interprété le livre Ces imbéciles qui nous gouvernent, un manuel lucide et autocritique destiné aux hommes politiques, signé par André Santini, juriste et homme politique français né à Paris le 20 octobre 1940, Mateus Kanga devra désormais apprendre à ses dépens que tout message, même anodin en apparence, peut se transformer en un véritable boomerang politique.
CB
