La problématique de l’accès à l’eau potable a une nouvelle fois été portée sur la scène nationale. Lors de la séance plénière du samedi 14 Juin à l’Assemblée nationale, le député Tobie Kayumbi a interpellé le Directeur Général de la REGIDESO, M. David Tshilumba, à travers une question orale avec débat, exigeant des réponses concrètes sur un sujet qui touche au quotidien de millions de Congolais.

Le débat, qui s’est étendu à plusieurs zones du pays – de Kinshasa au Kasaï, en passant par Bukavu, Butembo, Basankusu ou encore Inongo – a mis en lumière l’ampleur des difficultés liées à la desserte en eau potable. Le DG Tshilumba a reconnu la vétusté des infrastructures, le faible taux de couverture et la qualité parfois douteuse de l’eau. Il a cependant insisté sur le manque de ressources et sur la nécessité d’une nouvelle approche pour faire face à ces défis, dans un contexte où la croissance économique, bien que positive, ne suffit pas à tout résoudre.
Face à ces explications jugées insuffisantes, le député Tobie Kayumbi a exprimé sa déception, qualifiant les réponses du DG de « peu rassurantes ». Il a souligné l’urgence de passer de l’analyse à l’action, en insistant sur le fait que l’accès à l’eau ne peut plus être perçu comme un simple service public, mais comme un droit fondamental et une question de justice sociale.
Dans ses recommandations, le parlementaire a plaidé pour une politique plus équitable de distribution de l’eau potable à travers tout le territoire national. Il a exhorté les autorités à sortir de la logique des discours pour poser des actes concrets, notamment en augmentant les investissements, en réhabilitant les infrastructures vieillissantes et en mettant en place un système de tarification plus équilibré.
Au-delà de la REGIDESO, c’est l’ensemble des institutions étatiques qui sont appelées à se mobiliser. Selon Kayumbi, la gestion de l’eau doit refléter une vision d’équité territoriale. « Il n’est pas admissible qu’en 2025, certaines villes vivent toujours sans accès à l’eau potable », a-t-il martelé, appelant à une révision des priorités nationales.
CB
