Face à une succession de catastrophes ayant endeuillé le pays en moins d’une semaine, les autorités congolaises ont décrété une réponse humanitaire d’urgence. Entre le naufrage meurtrier du lac Tumba, survenu le 11 juin dans la province de l’Équateur, et les inondations dévastatrices qui ont frappé plusieurs communes de Kinshasa, le gouvernement tente de faire face à une crise d’ampleur nationale.
Dans une déclaration rendue publique ce lundi 16 juin, la Première ministre Judith Suminwa a fait part de son émotion profonde face à ces tragédies. « Judith Suminwa suit avec grande émotion les conséquences désastreuses de ces catastrophes », peut-on lire dans le communiqué officiel. Elle a également adressé un message de réconfort aux victimes et à leurs proches, dans un climat national marqué par le deuil et l’inquiétude.
Les autorités évoquent des pertes humaines et matérielles considérables. Tandis que l’Équateur, région enclavée, fait face à des contraintes logistiques majeures pour l’acheminement des secours, Kinshasa déplore des quartiers entiers inondés, des maisons effondrées et des familles sinistrées dans les zones les plus vulnérables. Le ministère de l’Intérieur a livré un premier bilan jugé alarmant.
La cheffe du gouvernement a exprimé sa solidarité envers les familles éprouvées. « Elle exprime ses sincères regrets et toute sa sympathie aux familles des victimes et lance un appel à la solidarité et au soutien mutuel », indique le communiqué. Cet appel vise à mobiliser les forces vives du pays, mais également les partenaires étrangers et les ONG.
Le gouvernement annonce une riposte rapide et structurée, mobilisant plusieurs ministères et services publics. « Tout est mis en œuvre pour une prise en charge efficace et coordonnée du gouvernement en faveur des familles touchées par ces désastres », a précisé Judith Suminwa, en insistant sur la nécessité d’une action concertée.
CB
