À moins de deux semaines de l’examen crucial du programme congolais par le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI), le gouvernement resserre les rangs. Doudou Fwamba, ministre des Finances, et Aimé Boji, ministre du Budget, ont affiché une rare unité en signant, le mardi 17 juin à Kinshasa, un mémorandum stratégique des politiques économiques et financières.
Ce document, fruit de concertations intenses entre les deux ministères clés, vise à renforcer la crédibilité de la RDC auprès du FMI, à travers un engagement clair sur la poursuite des réformes économiques. Il s’inscrit dans le cadre du nouveau programme soutenu par le Fonds, axé sur la stabilité macroéconomique, la gouvernance budgétaire et la confiance des bailleurs.
L’initiative marque un tournant pour le gouvernement congolais, qui semble vouloir démontrer sa cohérence et sa détermination à respecter les engagements pris. La signature conjointe Fwamba–Boji dépasse le simple geste symbolique : elle illustre un pilotage coordonné de l’agenda des réformes, à un moment décisif.
Les ministères des Finances et du Budget, en étroite collaboration avec la Banque centrale du Congo, ont promis d’ici la fin juin la mise en œuvre d’actions dites « structurantes ». Celles-ci devront répondre aux attentes du FMI, en particulier en matière de discipline budgétaire, de transparence et de mobilisation des recettes.
Des instructions fermes ont été transmises aux équipes techniques pour accélérer l’exécution des mesures inscrites dans le mémorandum. Objectif : que la RDC se présente avec des résultats concrets devant le FMI le 2 juillet, lors du passage en revue de son programme.
Pour Kinshasa, cette étape est cruciale. Un feu vert du FMI ouvrirait la voie à un nouveau décaissement de fonds et à une confiance renforcée des autres partenaires techniques et financiers. Le gouvernement sait que la stabilité de l’économie nationale en dépend largement.
La démarche conjointe de Doudou Fwamba et Aimé Boji intervient donc comme un signal fort : celui d’une volonté de réforme assumée, d’une gouvernance concertée et d’un recentrage sur les priorités économiques dans un contexte encore fragile. Reste à voir si ces engagements se traduiront rapidement par des actes sur le terrain.
CB
