Lors du dernier Conseil des ministres, tenu ce vendredi à Kinshasa, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a exprimé une préoccupation d’une extrême gravité : la République démocratique du Congo figure parmi les 36 pays potentiellement visés par une mesure d’interdiction totale de visa par les États-Unis d’Amérique.
Ce signal diplomatique, émanant de Washington, a été reçu comme une alerte rouge au sommet de l’État. Conscient des conséquences directes et indirectes d’une telle décision, le président congolais a lancé un appel urgent à son gouvernement pour une mobilisation immédiate, stratégique et coordonnée.
« Cette mesure pourrait compromettre la mobilité estudiantine, les échanges universitaires et les activités économiques », a-t-il averti d’un ton grave, soulignant les lourdes répercussions possibles sur la jeunesse, la recherche, l’enseignement supérieur, ainsi que sur les relations commerciales et les investissements bilatéraux.
Un appel à la responsabilité collective
Face à ce risque diplomatique majeur, Félix Tshisekedi a exigé des actions concrètes, en commençant par une amélioration urgente de la sécurité documentaire. Il a instruit les ministres des Affaires étrangères et de l’Intérieur, ainsi que l’ensemble des services spécialisés, à répondre sans délai aux exigences américaines en matière de sécurité, notamment :
La modernisation des documents d’identité et des passeports, intégrant des technologies biométriques et des dispositifs anti-fraude ;
La lutte renforcée contre la falsification des visas et autres documents administratifs sensibles ;
L’optimisation des bases de données nationales pour une meilleure traçabilité et fiabilité ;
Et surtout, une coordination diplomatique renforcée avec les autorités américaines afin d’éviter la rupture du dialogue de confiance.
Alain Baendo
