Le climat sécuritaire à Kisangani connaît un nouveau tournant avec le lancement officiel de l’opération « Ndobo » (Hameçon), une initiative des autorités congolaises visant à renforcer la lutte contre l’insécurité urbaine. La cérémonie, présidée par le Vice-premier ministre en charge de l’Intérieur et sécurité, Jacquemain Shabani, s’est déroulée ce lundi 23 juin dans la ville de Kisangani.
À cette occasion, dix-huit présumés criminels ont été présentés aux autorités par le commandant urbain de la police de Kisangani. Ces individus sont accusés d’avoir “semé la terreur au sein de la population de Kisangani”, selon une note technique lue au cours de l’événement. Leur arrestation marque un signal fort des services de sécurité face à la montée de l’insécurité dans certains quartiers de la ville.
Parmi ces présumés malfrats, un nom a particulièrement retenu l’attention : celui de « Manega », décrit comme “un criminel emblématique”. Cet individu serait impliqué dans plusieurs actes de grande criminalité et aurait notamment réussi à “ravir une arme d’un chef de poste de la police dans la commune de Tshopo”, un acte jugé particulièrement grave par les autorités.
L’opération “Ndobo” s’inscrit dans une démarche plus large de sécurisation des zones urbaines, avec pour objectif d’endiguer les actes de banditisme qui gangrènent la vie quotidienne des habitants. Les autorités promettent une intensification des efforts sur le terrain afin de rassurer la population et restaurer l’autorité de l’État dans les zones sensibles.
La population de Kisangani, longtemps confrontée à des vagues d’insécurité, espère désormais que cette opération marquera un réel tournant. “Nous voulons que la paix revienne dans nos quartiers”, confient plusieurs habitants, appelant à une justice équitable pour les personnes arrêtées.
Guelord Lubonzu
