Alors que l’année académique 2024-2025 pointe à son horizon, des étudiants de première année Master en médecine de l’université officielle de Bukavu ( UOB) ont débuté ce lundi 30 juin 2025 , une contestation contre une hausse des frais académiques sans fondement légal.Au départ fixés à 540$ dollars américains , selon les manifestants , ces frais auraient été portés à 700$ , une décision qu’ils qualifient de partial et prise seulement à quelques mois de la fermeture de l’année académique.
Dans une ville déchirée par la guerre entre les forces gouvernementales congolaises et la rébellion AFC/-23 soutenue par le régime de Kigali , ces estudiantins expriment leur incompréhension et angoisse intense face à cette montée des frais , qu’ils qualifient de suicidaire , notamment pour ceux dont les familles sont touchées par la crise sécuritaires persistante dans l’est de la République démocratique du Congo.
» Nos parents ont déjà à payer les frais Cette hausse brutale nous met dans dans une situation insoutenable » déplore un étudiant l’un de ces étudiants de cette institution publique.
Face à cette situation, les apprentis de cet almater ont décidé de boycotter les cours jusqu’à nouvel, espérant ainsi une solution adéquate des autorités académiques et Contactées à ce sujet par la Radio Okapi, les autorités officielles de l’université officielle de Bukavu confirment être au courant du mouvement de protestation. Le secrétaire académique Florent Munenge , indique que tout est a été mis sur table, notamment en ouvrant des discussions avec les représentants des étudiants
pour la résolution de cette situation qui fragilise le bon déroulement des cours dans cette université de l’est du pays, une solution concertée aurait été trouvée.Aucun détail précis sur la nature de cet accord n’a été révélé ni communiqué officiellement.
Cette situation désastreuse intervient alors que la rébellion du M-23 occupe depuis près de cinq mois la ville de Bukavu et d’autres localités du sud-kivu et Nord-Kivu demandant ainsi aux institutions d’enseignement supérieur situées dans les territoires qu’elle contrôle de mettre fin à toute collaboration avec le ministère de tutelle basé dans la capitale congolaise.Une décision qui anéantit d’avantage le secteur académique dans la région , déjà confronté à plusieurs défis notamment, logistiques, sécuritaires et sociaux.
Les étudiants de cette institution publique appellent à la transparence et à des décisions respectueuses en tenant compte du contexte socio-économique , afin d’éviter l’exclusion de nombreux estudiantins au sein des établissements d’enseignement supérieur.
Guelord Lubonzu
