Le président Félix Tshisekedi a donné, ce mardi 1er juillet 2025, le coup d’envoi officiel du Forum national sur le droit à la réparation, au Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale (CCAPAC) à Kinshasa. Organisée par le Fonds national de réparation des victimes (FONAREV), avec le soutien du ministère des Droits humains, cette rencontre se veut une étape majeure dans la reconnaissance des droits des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et de crimes contre la paix et la sécurité.
Pendant quatre jours, du 1er au 4 juillet, ce forum réunira survivants, acteurs institutionnels, experts nationaux et internationaux autour d’un objectif commun : construire une réponse concrète et durable aux souffrances subies. Selon les organisateurs, il s’agit d’un espace d’écoute, d’échanges et d’engagement pour définir ensemble les mécanismes de réparation adaptés aux réalités congolaises.
Dans son discours d’ouverture, Félix Tshisekedi a tenu à souligner le caractère historique de cette initiative, affirmant qu’elle symbolise une « rupture décisive avec l’oubli, l’indifférence et l’impuissance ». Il a insisté sur la nécessité de replacer la dignité des victimes au centre du processus de justice transitionnelle et de réconciliation nationale.
« La République démocratique du Congo ne peut se reconstruire sur des blessures ignorées », a martelé le chef de l’État. Il a rappelé que la réparation ne doit pas être perçue comme un geste de compassion ou une aide ponctuelle, mais bien comme un devoir de justice envers celles et ceux qui ont souffert.
Ce forum marque ainsi un pas supplémentaire dans la volonté affichée du gouvernement de faire de la justice réparatrice un pilier de la paix durable. Il reste désormais à traduire les intentions politiques en actions concrètes sur le terrain.
CB
