La nomination du Général Blaise Kilimbalimba comme Commissaire provincial de la Police nationale congolaise (PNC) dans le Haut-Katanga suscite de grands espoirs auprès des habitants de la province, en proie à une recrudescence de l’insécurité. Investi officiellement ce vendredi 4 juillet,lors d’une cérémonie solennelle au bâtiment du 30 juin, en plein centre-ville de Lubumbashi, il incarne une volonté de renouveau dans la gestion sécuritaire.
Le cérémonial a rassemblé une brochette d’autorités locales de haut rang, à l’instar du Gouverneur Jacques Kyabula Katwe, du Vice-gouverneur Martin Kazembe Shula, du Maire de Lubumbashi Patrick Kafimbi Mumamba, ainsi que des députés, ministres provinciaux, mandataires publics et membres de la société civile. Ce dispositif illustre l’importance politique et symbolique de cette passation de pouvoir.
Dès ses premiers mots devant les cadres de la PNC et les forces vives, le Général Kilimbalimba a annoncé la couleur : « Je suis déterminé à renforcer la sécurité, à lutter contre le banditisme urbain et à restaurer la discipline au sein de la PNC dans le Haut-Katanga. » Un discours ferme, qui sonne comme un appel à la rigueur, dans une province où la criminalité urbaine mine la quiétude des citoyens.
Déjà lors de sa première parade, le nouveau patron de la police provinciale a surpris par une mesure originale de sécurité de proximité : « l’usage des sifflets par les ménages pour alerter rapidement en cas d’insécurité ». Ce dispositif simple mais participatif vise à créer un réseau d’alerte communautaire pour répondre aux urgences en attendant l’arrivée des forces de l’ordre.
Cette nouvelle approche, qui mise sur la proximité entre la police et les citoyens, semble répondre aux attentes d’une population fatiguée par les vols à main armée, les enlèvements et l’insécurité grandissante dans plusieurs quartiers de Lubumbashi et ses périphéries. Le besoin de résultats concrets est désormais plus pressant que jamais.
La prise de commandement du Général Kilimbalimba s’inscrit donc comme le point de départ d’un possible tournant sécuritaire. Mais au-delà des discours et des symboles, la population attend des actes. « La balle est dans le camp du Général », murmurent certains habitants de Lubumbashi. Et c’est désormais à lui d’apporter des réponses tangibles aux angoisses quotidiennes de ses concitoyens.
CB
