Un tournant décisif pourrait s’amorcer dans la crise sécuritaire qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo. Selon le conseiller spécial du président américain pour l’Afrique, les autorités congolaises et les rebelles du M23, soutenus par l’armée rwandaise, sont désormais en phase sur une version finale d’un accord, fruit de mois de discussions sous médiation internationale.
Dans un entretien accordé à France 24 ce jeudi 3 juillet, Massad Boulos a confirmé cette avancée majeure : « En ce moment même, les deux parties (Kinshasa – M23 : ndlr) sont prêtes à commencer un nouveau cycle de négociations et nous espérons que ce cycle sera positif. Les deux parties se sont mises d’accord sur une version finale d’un accord », a-t-il déclaré.
La perspective d’un nouveau cycle de pourparlers s’ouvre donc, avec l’espoir d’une désescalade durable. L’émissaire américain a par ailleurs annoncé une réunion imminente entre les deux camps, prévue dans le courant de la semaine. Un rendez-vous de haut niveau qui pourrait amorcer la mise en œuvre concrète des engagements.
« Cette fois, les deux parties seront représentées par des officiers importants. Nous avons participé aux sessions précédentes et nous allons également participer à celle-ci », a précisé Massad Boulos, soulignant l’importance stratégique de ce nouveau cadre de négociation.
Ce développement fait suite à un premier accord de principe trouvé en avril dernier à Doha, sous l’égide du Qatar. À l’époque, les experts du gouvernement congolais et les représentants du M23-AFC s’étaient engagés à œuvrer pour un cessez-le-feu effectif, signe d’un engagement progressif vers une résolution politique du conflit.
CB
