La situation sécuritaire dans la région de Goma et le territoire de Nyiragongo, au Nord-Kivu, connaît une nette dégradation depuis la fin du mois de juin 2025. En moins d’une semaine, « plus de cinq personnes ont été tuées, une dizaine blessées, et plus de cinquante habitations cambriolées par des hommes armés », déplore la société civile locale, qui suit de près cette montée de la violence.
Les attaques nocturnes se sont multipliées dans plusieurs quartiers de Goma, notamment Mugunga, Ndosho, Katoyi, Kasika et Majengo, ainsi que dans les villages voisins de Mudja et Bugamba. Ces zones, autrefois paisibles, sont devenues des cibles privilégiées des assaillants, semant la peur et la désolation au sein des populations.
Le bilan humain est déjà lourd : à Goma, « trois personnes ont été abattues dans la nuit du 30 juin », tandis que dans le territoire de Nyiragongo, « deux autres ont péri entre le 3 et le 4 juillet 2025 ». Plusieurs blessés sont actuellement hospitalisés, certains dans un état critique, ce qui témoigne de la gravité des affrontements.
Outre les pertes en vies humaines, les dégâts matériels sont considérables. Plus d’une cinquantaine de maisons ont été « cambriolées », laissant de nombreuses familles dans la précarité et exacerbant un climat d’insécurité généralisée. Les populations affectées vivent dans l’angoisse constante d’être victimes à nouveau.
Face à cette situation alarmante, la société civile et les habitants lancent un appel vibrant aux autorités : « un renforcement urgent de la sécurité dans ces zones devenues terrain d’actes criminels violents » est indispensable pour restaurer la paix et protéger les citoyens.
Alors que les forces de sécurité sont mises à rude épreuve, la mobilisation collective et la vigilance restent cruciales pour contrer ces actes de violence. La région du Nord-Kivu attend désormais des mesures concrètes afin de garantir la sécurité et le bien-être de ses populations.
CB
