Le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a présenté ce vendredi 4 juillet, devant le Conseil des ministres, les dernières avancées du projet de création de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), une réforme majeure pour l’avenir du financement à moyen et long terme en République démocratique du Congo. Cette structure vise à canaliser des ressources jusque-là dispersées vers des investissements publics stratégiques.
Appuyé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le ministère des Finances a bouclé une étude stratégique sur les ressources financières peu exploitées. « En ce qui concerne l’état d’avancement du projet de création de la Caisse des dépôts et consignations, il a indiqué que son ministère, avec l’appui technique et financier du programme des Nations Unies pour le développement, vient de conclure avec satisfaction l’étude diagnostique stratégique sur les sources de financement insuffisamment exploitées», a expliqué Doudou Fwamba.
Cette étude a permis de cartographier les ressources disponibles dans diverses institutions financières. Elle souligne « la nécessité de centraliser toutes ces ressources disséminées dans plusieurs banques et comptent dans une caisse des dépôts et consignations en vue de faciliter leur canalisation vers les investissements publics prioritaires», selon le ministre.
Pour concrétiser cette vision, un projet de loi est en cours de finalisation. « Un projet de loi relatif à la création d’une caisse des dépôts et consignations est en cours de finalisation et sera soumis au Conseil dans les jours qui viennent», a-t-il annoncé. Ce texte permettra de doter le pays d’un cadre légal assurant la sécurisation et l’utilisation optimale des fonds publics non budgétisés.
La synergie entre cette nouvelle entité et la Banque de développement est également au cœur de la réforme. Doudou Fwamba a précisé que « quant à la relation entre la Caisse des dépôts et Consignation et la Banque de développement, les ministres des Finances ont évoqué le fait qu’excepté la question du capital social, estimé à 150 millions de dollars, et du siège de l’institution, les autres éléments du dossier des demandes d’agrément sont actuellement prêts pour être soumis à l’agrément de la Banque centrale du Congo».
En parallèle, une transformation structurelle plus ambitieuse est envisagée. « Toutefois, la réforme en cours prévoit de faire de la Banque des Développements une filiale de la Caisse des dépôts et consignations», a-t-il précisé. Cette réorganisation permettra à la Banque de développement de jouer à la fois le rôle de caissier de la CDC et d’outil de financement de l’économie.
Enfin, Doudou Fwamba a mis en avant les retombées attendues de cette réforme, notamment une réduction significative de la dépendance financière extérieure. « Ses ressources longues devenant stables, sa dépendance vis-à-vis des emprunts extérieurs sera limitée et sa résilience renforcée», a-t-il assuré. Le Conseil des ministres a pris acte de cette communication, marquant un pas de plus vers une gouvernance financière plus souveraine et efficace.
CB
