L’enthousiasme suscité par l’arrivée de Paulin Lendongolia à la tête de la province de la Tshopo s’est peu à peu dissipé. Arborant le slogan « Tshopo Mosala », le gouverneur avait promis une transformation rapide de la province, s’engageant même à démissionner s’il échouait à produire des résultats en six mois. Plus d’un an plus tard, les attentes restent largement insatisfaites.
Dans les rues de Kisangani et dans d’autres territoires de la province, la population exprime son amertume face à l’absence de changements visibles. Routes en ruines, infrastructures sociales délaissées, services publics peu performants : les promesses de développement n’ont pas encore trouvé d’écho dans la réalité quotidienne.
De plus en plus de voix s’élèvent pour pointer une gouvernance jugée inefficace et peu réactive. « Nous ne voyons rien de ce qui a été annoncé », confie un enseignant de la commune Makiso. D’autres habitants parlent d’un « grand décrochage entre le discours politique et les actions concrètes », un constat douloureux pour une population en quête de mieux-être.
Pour beaucoup, les espoirs soulevés par l’arrivée du nouveau gouverneur se sont transformés en frustration. L’impatience grandit, notamment chez les jeunes et les travailleurs, qui attendent des réponses urgentes aux difficultés sociales et économiques qui minent la province.
Face à cette grogne croissante, certains rappellent les engagements initiaux du gouverneur et l’invitent à tirer les conséquences de ce bilan mitigé. « Gouverner, ce n’est pas seulement parler, c’est agir », lance un notable de la commune Tshopo, appelant à un sursaut politique ou à un passage de témoin.
Alors que l’heure des bilans approche, Paulin Lendongolia est confronté à un défi majeur : regagner la confiance d’une population désabusée ou respecter sa propre parole en quittant ses fonctions. La suite de son mandat s’annonce cruciale pour l’avenir politique de la Tshopo.
CB
