La Cour constitutionnelle de la République Démocratique du Congo a un nouveau président… qui n’est autre que l’ancien. Dieudonné Kamuleta a été reconduit à la tête de cette haute juridiction ce mardi 8 juillet, à l’issue d’un vote serré qui l’a vu l’emporter par 5 voix contre 4 face à son challenger. Une élection qui met fin à une attente prolongée, après un premier report intervenu quelques semaines plus tôt.
Ce scrutin interne entre juges constitutionnels confirme la confiance renouvelée en Kamuleta, qui entame ainsi un second mandat de neuf ans. Cette continuité à la tête de la Cour est perçue par certains analystes comme un gage de stabilité institutionnelle, alors que la RDC cherche à renforcer l’indépendance et l’efficacité de son appareil judiciaire.
La tâche reste toutefois colossale. Le chef de l’État, Félix Tshisekedi, n’a pas hésité à qualifier la justice congolaise de « malade », appelant à des réformes profondes pour restaurer la crédibilité de l’institution. Dans ce contexte, Kamuleta est attendu au tournant pour impulser une nouvelle dynamique et répondre aux critiques souvent virulentes sur le fonctionnement de la justice.
Avec ce second mandat, Dieudonné Kamuleta se voit donc confier la lourde responsabilité de piloter la Cour dans un climat politique souvent tendu, tout en veillant à garantir le respect des droits fondamentaux et la régularité des processus électoraux à venir. Le défi est grand, mais les attentes le sont encore davantage.
CB
