Graves allégations contre le Chef du Parquet de LUKULA et un héritier de la succession ENGULU : Une affaire de spoliation et de captation de succession au KONGO CENTRAL.
LUKULA, KONGO CENTRAL – Une plainte a été officiellement déposée devant le Conseil Supérieur de la Magistrature contre Johnny NUANUA, Chef du Parquet de Lukula, par des héritiers de la succession ENGULU. Ces derniers dénoncent « des actes illégaux » dans l’exercice de ses fonctions, affirmant que ses décisions ont conduit à une « profonde discorde familiale » et au pillage des biens de la succession. Le Conseil Supérieur de la Magistrature est « instamment appelé » à intervenir pour « neutraliser » ce magistrat.
L’affaire remonte au 12 août 2024, date à laquelle le Substitut Steeve KALUMUNA avait émis un mandat d’amener contre un certain HARSH, de nationalité indienne, recherché par le Parquet près le Tribunal de Grande Instance de Tshela pour « vol simple ». Selon les plaignants, HARSH était « activement impliqué » dans l’exploitation frauduleuse du caoutchouc de la société CIC (ex-CEQUA) à LUKULA. Il aurait agi avec la complicité avérée de l’héritier ENGULU BOLELI, dont les plaignants « contestent formellement » toute légitimité à gérer le patrimoine de la société, ce dernier se présentant comme « gérant » ou « liquidateur » auprès des tiers.
Une plainte initiale avait été déposée au Tribunal de Paix de Lukula, entraînant la « saisie effective » d’un camion de caoutchouc par le Substitut Athanase MUAMBANGU. Cette saisie était fondée sur des « pièces manifestement probantes, dont un jugement avec mesures conservatoires » présentées par le plaignant, indiquant que l’exploitation du caoutchouc était frauduleuse, impliquant HARSH, ENGULU BOLELI et Innocent MBENZA MBENZA, Directeur de plantation.
Cependant, les héritiers « dénoncent fermement » la décision du Chef du Parquet de Lukula, Johnny NUANUA, qui, « malgré les évidences », aurait « ordonné la libération » du camion contenant 50 tonnes de caoutchouc. Cette décision, selon les plaignants, a « scandaleusement ouvert la voie » à un « pillage sans contrôle » du caoutchouc de la société CIC. Ils allèguent que depuis le décès de Léon ENGULU BAANGAMPONGO en 2013, « des milliers de tonnes de caoutchouc » auraient été « frauduleusement exploitées et exportées » à l’insu de la succession.
Dans ce qui est décrit comme un « plan machiavélique d’accaparement de la succession », « ENGULU BOLELI » se serait « illégalement emparé » de véhicules du défunt et des titres immobiliers de la société. Après plusieurs plaintes déposées au Commissariat de Binza-Pigeon, la famille aurait pu récupérer « quelques véhicules », mais « ENGULU BOLELI persiste » dans son « plan » et « conserve les titres immobiliers dans un lieu inconnu ». Le frère du défunt, Antoine BOTULI, aurait également porté plainte contre ENGULU BOLELI, ce dernier « retenant son salaire de comptable depuis la disparition de son frère », malgré sa santé déclinante.
Le Chef du Parquet de Lukula, Johnny NUANUA, est « directement mis en cause ». Les plaignants estiment qu’il aurait été « sans doute berné par de faux documents » présentés par le Directeur de Plantation Innocent MBENZA-MBENZA, qui auraient désigné une héritière, ENGULU MEKONDA LOUISE, comme prétendue liquidatrice. NUANUA aurait, de ce fait, « de facto autorisé » l’exploitation frauduleuse du caoutchouc et « devra en rendre compte ». Malgré avoir été « informé explicitement » de cette « supercherie » par l’un des héritiers, ENGULU BOYEKA, Johnny NUANUA aurait « ouvert la voie à un pillage systématique de la plantation », suscitant la « grande consternation des habitants de LUKULA », impliqués depuis des décennies dans cette exploitation. Le préjudice total est « estimé à plusieurs centaines de milliers de dollars », dont « aucune trace n’est perceptible », ENGULU BOLELI étant dans l’impossibilité de faire rapport faute de mandat de la succession.
Ces « actes illégaux » ont « profondément exacerbé » la discorde au sein de la succession et « retardé sa liquidation ». Les héritiers « affirment leur détermination » à « mettre fin à ce pillage » et ont « engagé des actions judiciaires en cours » pour « ramener ENGULU BOLELI à la raison », ce dernier agissant « manifestement dans un état second », dont la nature « appartiendra à la justice de déterminer ».


Affaire à suivre.
