Le président de l’Assemblée nationale congolaise, Vital Kamerhe, a profité de son séjour à Paris, à l’occasion de la 50ᵉ session de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF), pour renforcer les liens diplomatiques entre Kinshasa et Paris. Ce vendredi 11 juillet, il a été reçu au Palais Bourbon par la présidente de l’Assemblée nationale française, Yaël Braun-Pivet, pour un échange axé sur la paix et la coopération bilatérale.
Cette rencontre intervient dans un contexte diplomatique crucial pour la République Démocratique du Congo, après la signature à Washington, le 27 juin dernier, d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda, sous l’égide des États-Unis. “Le soutien de la France aux efforts diplomatiques pour le rétablissement de la paix dans la région des Grands Lacs est salutaire”, a déclaré Vital Kamerhe, tout en appelant à une implication plus active de la communauté francophone.
Entouré de la Questeure Chimène Polipoli, de députés congolais et de l’ambassadeur Émile Ngoy Kasongo, le président de l’Assemblée nationale a présenté à son homologue française les avancées diplomatiques menées par Kinshasa, et salué le rôle de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie. “Ces efforts devront d’ailleurs déboucher au vote d’une résolution de l’APF soutenant les accords de Washington à l’issue de sa 50ème session”, a-t-il annoncé.
Pour sa part, Yaël Braun-Pivet a renouvelé l’engagement de son pays aux côtés de la RDC. “La France continuera à soutenir les initiatives de paix dans la région, en collaboration étroite avec les partenaires africains, européens et internationaux”, a-t-elle affirmé, en soulignant l’importance d’une diplomatie parlementaire plus proactive au sein de la Francophonie.
Outre les questions de sécurité et de paix, les deux responsables ont également abordé les relations bilatérales à travers le groupe d’amitié RDC-France. Kamerhe a salué les efforts conjoints et la solidarité parlementaire exprimée au sein de l’espace francophone, y voyant un levier stratégique pour faire avancer les causes communes.
Pendant ce temps, les députés congolais prennent part aux travaux des différentes commissions de l’APF, avec pour mission de faire valoir les positions de la RDC. Une présence active qui traduit la volonté de Kinshasa de rester au cœur des débats sur les enjeux francophones, dans un espace marqué par sa diversité culturelle et une langue partagée : le français.
CB
