Dans une volonté de renforcer l’emploi local et de doter le pays d’une main-d’œuvre qualifiée, le président Félix Tshisekedi a exigé une nouvelle approche dans la gestion des grands projets d’investissement en RDC. S’exprimant vendredi 11 juillet 2025 lors du Conseil des ministres, le chef de l’État a appelé à une meilleure intégration de la formation professionnelle dans toutes les initiatives majeures de développement.
« Le gouvernement s’est engagé dans la mise en œuvre de plusieurs projets de développement d’envergure inscrits dans le cadre du Programme national stratégique de développement qui couvre l’ensemble des secteurs vitaux de la nation », a rappelé le président. Pour lui, la réussite de ces projets ne saurait être complète sans une main-d’œuvre nationale bien formée, apte à répondre aux exigences des métiers modernes et techniques.
Félix Tshisekedi a déploré que « de nombreux emplois, pourtant réservés exclusivement aux Congolais, y compris dans les métiers de base telles que la maçonnerie, la peinture, le carrelage ou la conduite d’engin, sont occupés par des ressortissants étrangers, faute de main-d’œuvre nationale qualifiée ». Une situation qu’il juge inacceptable et qu’il entend corriger en repositionnant le ministère de la Formation professionnelle et métiers au cœur des politiques de développement.
À titre illustratif, le président a évoqué plusieurs projets structurants comme « l’accord minier conclu entre la République démocratique du Congo et les États-Unis d’Amérique, l’exploitation du manganèse dans le Congo central, le corridor de l’hôpital et bien d’autres encore ». Ces projets, selon lui, devraient systématiquement intégrer un volet formation.
Dans cette perspective, Tshisekedi a instruit la Première ministre de « responsabiliser le ministre de la Formation professionnelle et métiers à mettre en place une commission gouvernementale élargie », avec pour mission de proposer des mesures concrètes. Parmi celles-ci : « inciter tout investissement en République démocratique du Congo à inclure la construction et l’équipement d’un établissement moderne de formation professionnelle dans les périmètres du projet ; associer systématiquement le ministre de la formation professionnelle à la phase de conception et de mise en œuvre desdits projets ; réserver impérativement une quotité du budget de chaque projet à la formation professionnelle, notamment dans les filières porteuses et innovantes adaptées aux besoins du secteur concerné ».
CB
