Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a appelé à une refonte de l’organisation territoriale des services publics, afin de les rapprocher davantage des citoyens. Lors du Conseil des ministres du vendredi 11 juillet 2025, le chef de l’État a dénoncé une « centralisation excessive » des services administratifs dans les centres urbains, une situation qui, selon lui, affecte la qualité de vie et la performance des agents publics.
« Une administration publique accessible, réactive et équitablement répartie sur l’ensemble du territoire national est essentielle à la bonne gouvernance », a martelé Félix Tshisekedi devant les membres du gouvernement. Il a notamment pointé du doigt la capitale Kinshasa, où la concentration des services étatiques entraîne de longues files d’attente, des déplacements coûteux pour les usagers et une pression accrue sur les infrastructures.
Le président congolais estime que cette configuration nuit non seulement à l’efficacité des services, mais génère également des effets pervers sur le plan urbanistique : embouteillages récurrents, surcharge des équipements publics et fatigue accrue des fonctionnaires. « La centralisation excessive des services publics dans les centres-villes entraîne de nombreux problèmes », a-t-il souligné.
Pour y remédier, Félix Tshisekedi a demandé au gouvernement de réfléchir à une nouvelle approche de l’implantation des administrations. Il a chargé le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique et le ministre de l’Intérieur de piloter une étude de faisabilité en vue d’installer progressivement des services dans chaque commune, en commençant par la ville de Kinshasa.
Cette réforme devrait permettre, selon le président, de rapprocher les agents publics de leur lieu de résidence, avec pour objectif de réduire les coûts de transport, d’améliorer leur bien-être et d’accroître leur rendement. « Il s’agit de poser les bases d’une administration modernisée et tournée vers les besoins réels des citoyens », a-t-il fait savoir.
En toile de fond, cette orientation s’inscrit dans la volonté affichée du chef de l’État d’enraciner la bonne gouvernance à travers un État plus proche, plus équitable et plus efficace, à même de répondre aux attentes d’une population en quête de services publics de qualité.
CB
