Un nouveau coup de projecteur s’abat sur les divisions internes de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Cette fois, une rumeur relayée sur les réseaux sociaux par Abraham Luakabuanga a affirmé qu’Augustin Kabuya, secrétaire général et président a.i. du parti présidentiel, aurait été entendu pendant plus de quatre heures par le Conseil national de sécurité (CNS). Une allégation aussitôt démentie par des sources sécuritaires et par l’entourage du principal concerné.
L’origine de cette information remonte à une publication Facebook datée du mardi 22 juillet, signée Abraham Luakabuanga, ancien directeur de la presse présidentielle et membre du groupe des frondeurs au sein du parti. Sans le nommer explicitement, il évoquait « l’intouchable de la permanence et ami de Kyabula » pour désigner Augustin Kabuya. Des termes qui ont rapidement enflammé la toile avant que des clarifications ne soient apportées.
Des proches de Kabuya dénoncent une énième tentative de manipulation médiatique destinée à fragiliser les institutions. « Cette opération visait à nuire et à discréditer nos institutions via les réseaux sociaux. Cette information est fausse et constitue une tentative délibérée de ternir l’image du régime de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo », a réagi un membre de l’entourage du patron de l’UDPS.
Ce n’est pas la première fois qu’Augustin Kabuya est pris pour cible par des campagnes de désinformation. Dimanche dernier à Limete, face aux cadres et militants du parti, il s’était déjà exprimé sur une autre rumeur le liant à la disparition du gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula. « Je ne suis concerné ni de près ni de loin », avait-il alors affirmé, rejetant les accusations relayées par le journaliste YouTubeur Pero Luwara.
Pour beaucoup d’observateurs, ces attaques répétées trouvent leur source dans les tensions internes à l’UDPS. Abraham Luakabuanga, souvent cité comme propagateur de « fakenews », fait partie de ceux qui contestent le leadership de Kabuya et soutiennent Deo Bizibu, lequel se considère lui-même comme le secrétaire général a.i. du parti. Une lutte d’influence qui se joue désormais autant sur le terrain politique que sur les plateformes numériques.
CB
