À quelques semaines de l’ouverture de la session budgétaire de septembre, le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a initié une réunion stratégique avec une délégation du gouvernement central jeudi 24 juillet 2025, au Palais du Peuple. Objectif : harmoniser les vues autour des priorités nationales, en vue d’une exécution rigoureuse de la loi des finances 2025 et d’un examen serein de la reddition des comptes.
Face au ministre d’État au Budget Aimé Boji représentant la Première ministre Judith Suminwa empêchée ainsi qu’au ministre des Finances Doudou Fwamba et à la vice-ministre O’Neige Nsele, Vital Kamerhe a rappelé la nécessité de respecter l’orthodoxie budgétaire. Il a souligné que la paix dans l’Est du pays restait la priorité absolue. « Le retour de la paix et la sécurité dans l’Est de la RDC constitue la priorité des priorités », a-t-il martelé.
Le président de la Chambre basse a exhorté l’exécutif à poursuivre les efforts diplomatiques et sécuritaires, tout en veillant à ne pas négliger le social. « Il faut poursuivre les efforts […] sans compromettre l’amélioration du social des Congolais, la rémunération des fonctionnaires de l’État, les investissements et le bon fonctionnement des institutions », a-t-il recommandé.
Dans le même élan, Vital Kamerhe a réaffirmé le soutien de l’Assemblée nationale aux initiatives diplomatiques du Chef de l’État Félix Tshisekedi, notamment l’accord de paix signé à Washington entre la RDC et le Rwanda et le processus de Doha. Des démarches considérées comme un levier essentiel pour restaurer l’autorité de l’État dans les zones sous occupation.
Au sortir de la réunion, le président de la Commission économique et financière (ECOFIN), Guy Mafuta Kabongo, a résumé la convergence de vues entre les deux institutions. « Le gouvernement et l’Assemblée nationale regardent dans la même direction », a-t-il assuré. Il a également rappelé l’importance des missions d’enquête parlementaire en cours, affirmant qu’« il était également question que le gouvernement central cerne la pertinence de ces missions. L’objectif poursuivi est l’exécution de la loi des finances exercice 2025 ».
Sur les préoccupations liées aux dotations du gouvernement à l’Assemblée nationale, Guy Mafuta a relativisé l’enjeu, en appelant à l’application stricte de la loi votée : « La loi des finances qui a été votée par l’Assemblée nationale et promulguée par le Chef de l’État, établit les lignes budgétaires. Il est seulement question de les appliquer. Et tout le monde sait à quoi s’en tenir. »
CB
