L’artiste légendaire de la rumba congolaise, Sam Mangwana, a profité de son séjour à Kinshasa pour rendre un hommage appuyé au président de la République, Félix Tshisekedi, qu’il décrit comme « un grand mélomane ». Reçu en audience le jeudi 24 juillet 2025 à la Cité de l’Union africaine, le chanteur de 80 ans a exprimé sa reconnaissance pour les gestes de considération posés à son égard par le chef de l’État.
Quelques mois après avoir été honoré de la médaille d’or du Mérite en Arts, Sciences et Lettres, Sam Mangwana a également reçu récemment un véhicule 4×4 de la part du président. Une marque de reconnaissance que le chanteur a souhaité saluer personnellement. « L’essentiel pour moi, c’était d’arriver à Kinshasa pour remercier le président de la République du geste qu’il avait posé. La surprise était tellement grande et c’est pourquoi je me suis dit d’arriver à Kinshasa pour lui dire merci », a-t-il confié, ému.
Au cours de cette rencontre, les deux hommes ont échangé autour de la musique congolaise, une passion partagée. Le chanteur a été impressionné par la mémoire musicale du président Tshisekedi, capable de lui rappeler des pans oubliés de son propre parcours. « C’est un grand mélomane ; il m’a rappelé des choses sur mon parcours artistique que moi-même j’avais oubliées, entre autres la chanson Waka Waka que j’avais enregistrée à Paris. J’ai donc décidé de refaire ce morceau en son honneur et pour tous les mélomanes », a-t-il révélé.
Sam Mangwana est également revenu sur son impressionnant parcours artistique, notamment son apprentissage auprès de deux monstres sacrés de la rumba : Tabu Ley Rochereau et Franco Luambo. Grâce à cette école, il a sillonné l’Afrique noire pour propager la rumba congolaise dans les langues locales. « Mon initiation chez Tabu Ley et Franco m’a permis de traverser toute l’Afrique noire et d’essayer de planter la rumba congolaise en langues locales partout où je suis passé », a-t-il rappelé.
Aujourd’hui, l’artiste entend participer à une nouvelle dynamique de revival autour de la rumba originelle, qu’il estime en perte de vitalité. Il annonce un retour aux sources, à destination des publics congolais et africains. « Les Congolais d’ici, de Brazzaville, les Angolais, les Gabonais, les Camerounais vont revivre la rumba originelle qui n’existe plus parce que leurs acteurs sont un peu fatigués », promet l’artiste, déterminé à redonner à ce genre musical toute sa grandeur.
CB
