Le président de la République Félix Tshisekedi a manifesté son exaspération face à la dégradation continue de l’environnement urbain à Kinshasa au conseil des ministres du vendredi 25 juillet. Considérant la capitale comme le reflet du pays, il a insisté sur la nécessité de restaurer l’ordre, la propreté et la responsabilité civique. « L’amélioration du cadre de vie à Kinshasa est une priorité nationale », a-t-il martelé, rappelant qu’un environnement sain reste fondamental pour la santé et la dignité des citoyens.
Félix Tshisekedi a rappelé qu’il avait lui-même lancé, en octobre 2020, le programme « Kinshasa Bopeto », une initiative censée impulser un changement durable dans la gestion des déchets et la salubrité de la ville. Mais il constate que, malgré cet effort, les résultats peinent à suivre. Il a déploré le manque d’engagement dans la mise en œuvre du programme et jugé « qu’il est temps de prendre des mesures drastiques » pour inverser la tendance.
Face à cette situation, le président a chargé le gouvernement provincial de Kinshasa de passer à l’action, en étroite coordination avec le ministre délégué à la politique de la ville, sous la supervision du vice-premier ministre de l’Intérieur. « La lutte pour un environnement propre ne peut être uniquement celle du gouvernement, elle doit aussi impliquer tous les citoyens », a-t-il insisté, appelant à un « sursaut d’orgueil collectif » pour faire de la propreté une norme.
Parmi les mesures proposées, Félix Tshisekedi recommande la responsabilisation des autorités locales des bourgmestres aux chefs d’avenue dans le maintien de la propreté, la redynamisation de la brigade de salubrité avec des moyens renforcés, y compris des instruments juridiques coercitifs, ainsi que la mise en place d’une unité spécialisée chargée d’évacuer les épaves et véhicules abandonnés. Un rapport détaillé, avec des propositions concrètes, est attendu dans un délai de sept jours.
CB
