Le ministre du Portefeuille, Jean-Lucien Bussa, a présenté une note d’information au Conseil des ministres du vendredi 25 juillet, mettant en lumière les enjeux liés à la recapitalisation du Grand Hôtel du Congo SA. Cette société d’économie mixte, créée en 1968, est détenue à 50 % par la société belge Victoria Equity, tandis que l’État congolais en détient 47 % via le ministère du Portefeuille, et 3 % par le biais d’autres entités publiques telles que la CNSS, la LAC et la SNCC. L’entreprise gère deux infrastructures hôtelières emblématiques à Kinshasa, dont l’une est en déclin faute de moyens.
C’est dans ce contexte que le ministre a souligné la nécessité d’un soutien financier public afin de préserver les équilibres actionnariaux et de relancer pleinement les activités. « Ses besoins de financement ont été satisfaits grâce à un prêt actionnaire de 6,199,140 $. Cependant, faute de contribution, l’investisseur réclame la conversion de sa contribution en actions », a-t-il rapporté. Une demande qui, bien que validée en principe par l’assemblée générale, menace de modifier la structure actuelle du capital, au détriment de certains actionnaires minoritaires.
La solution envisagée implique l’intervention du ministre des Finances Doudou Fwamba, en collaboration avec son collègue du Portefeuille. Ensemble, ils ont sollicité la liquidation d’un montant de 6 millions de dollars américains en faveur du Grand Hôtel du Congo. Une initiative stratégique visant à appuyer la politique actionnariale de l’État, conformément à la vision du chef de l’État. « Il en va de l’efficacité de la politique actionnariale de l’État, tel que prôné par le président de la République, chef de l’État », a soutenu Jean-Lucien Bussa devant le Conseil.
Ce soutien financier apparaît d’autant plus crucial que la société s’apprête à franchir un cap majeur dans sa relance : « En septembre 2025, la société procédera à l’inauguration de la Tour avec 387 chambres, ce qui, d’après les estimations, va doubler la valeur des actions », a-t-il révélé. Un argument de poids pour convaincre les autorités budgétaires de débloquer les fonds nécessaires à la concrétisation de cette relance ambitieuse.
CB
