Réuni en Conseil des ministres ce vendredi 25 juillet 2025, le gouvernement congolais a adopté le Cadre budgétaire à moyen terme (CBMT) pour la période 2026-2028. Présenté par le ministre d’État en charge du Budget, Aimé Boji, ce document stratégique repose sur un cadrage macroéconomique actualisé, prenant en compte les dynamiques nationales et internationales. Selon le ministre, les hypothèses qui fondent ces projections sont prudentes mais cohérentes avec les prévisions établies par le Comité permanent de cadrage macroéconomique.
Ce nouveau cadre budgétaire reflète une orientation claire : améliorer la mobilisation des ressources internes pour soutenir le développement. Le gouvernement ambitionne ainsi d’atteindre une pression fiscale de 13,6 % du PIB d’ici 2028, contre 12,5 % en 2025, avec l’objectif de s’aligner progressivement sur la moyenne de 17 % observée dans les pays d’Afrique subsaharienne. Ce renforcement de la pression fiscale permettrait de dégager des marges budgétaires importantes pour financer des investissements dans les secteurs productifs et sociaux, a précisé Aimé Boji.
Sur le plan des dépenses, le CBMT prévoit un rééquilibrage qualitatif, en vue de rendre l’action budgétaire plus efficiente. Le ministre du Budget a également évoqué une trajectoire prévisionnelle claire en matière de recettes, de dépenses, du solde budgétaire et de son financement, en insistant sur l’importance de maintenir une gestion saine des finances publiques au cours des prochaines années.
Enfin, en prélude à l’élaboration du projet de loi de finances 2026, Aimé Boji a annoncé l’ouverture des conférences budgétaires dès le lundi 28 juillet. Les plafonds sectoriels ayant déjà été communiqués, il a appelé ses collègues ministres à s’impliquer activement pour finaliser les documents nécessaires. Le Conseil des ministres a entériné ces projections à l’issue des échanges, marquant ainsi une nouvelle étape dans la planification financière du pays.
CB
