Le projet ambitieux de construction de 1 000 maisons à Mukilango, lancé en 2023, se heurte aujourd’hui à un sérieux blocage administratif. Conclu entre l’État congolais et la société Milvest, ce contrat est désormais remis en question pour non-respect des procédures légales en matière de passation des marchés publics.
Selon des sources proches du dossier, « le contrat conclu en 2023 entre la société Milvest et l’État congolais, représenté à l’époque par les ministres des Finances et de l’Urbanisme et Habitat, n’a pas respecté les règles de passation des marchés publics ». Cette situation met en lumière un dysfonctionnement majeur dans la gestion des projets publics.
L’un des éléments les plus graves relevés dans ce dossier est l’absence d’un document essentiel pour valider ce marché : « aucun Avis de Non-Objection (ANO) n’a été délivré par la DGCMP, ce qui rend ce marché non conforme à la loi ». En d’autres termes, l’accord n’a pas obtenu l’aval de l’organe compétent chargé du contrôle des marchés publics.
Conséquence directe de cette irrégularité, l’actuel ministre des Finances se trouve dans l’impossibilité d’agir : « cette irrégularité empêche l’actuel ministre des Finances de procéder au décaissement des fonds nécessaires à la poursuite des travaux ». Les chantiers de Mukilango sont donc à l’arrêt, faute de moyens financiers libérés par le Trésor public.
Pour espérer débloquer la situation, les autorités sont désormais contraintes de revenir à la légalité. « Avant toute libération de fonds, la régularisation de la procédure est indispensable », insistent nos sources. Ce rappel au respect des règles pourrait bien ralentir, voire compromettre, la réalisation de ce projet pourtant présenté comme prioritaire.
CB
