L’Office National des Transports (ONATRA) tire la sonnette d’alarme face à la paralysie croissante de la circulation à Kinshasa. L’entreprise publique sollicite un financement de 205 millions de dollars auprès du gouvernement afin d’acquérir six trains urbains et vingt-six taxis fluviaux. Selon Armand Osase, président de l’intersyndical de l’ONATRA, « 100 millions de dollars seraient nécessaires en urgence pour lancer ce projet » qui pourrait rapidement désengorger les principaux axes routiers.
Dans sa déclaration du jeudi 14 août, M. Osase a rappelé qu’au moment du passage de pouvoir entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, « le secteur des transports n’avait ni trains ni bateaux opérationnels ». Il estime que la remise en service de ces moyens de transport offrirait aux habitants de la capitale une alternative crédible face aux embouteillages, tout en réduisant la pression sur le réseau routier.
L’ONATRA cible en priorité les zones à forte congestion, comme Tshangu, un secteur stratégique reliant l’aéroport international de N’djili au centre-ville. « La congestion est particulièrement critique », a-t-il insisté, soulignant que le retard dans le développement du transport ferroviaire et fluvial a aggravé les problèmes de mobilité.
Ce projet s’inscrit dans une volonté plus large de moderniser le transport urbain à Kinshasa. Les autorités sont désormais appelées à examiner rapidement cette proposition, dans l’espoir de soulager des millions d’usagers contraints de passer des heures dans les bouchons chaque jour.
CB
