Interpellé dans l’après-midi du jeudi 14 août à Kinshasa par les services de renseignements, le pasteur Paul Mukendi a recouvré sa liberté quelques heures plus tard. Dans une vidéo diffusée dans la soirée, le leader religieux a assuré que son arrestation relevait d’un simple “malentendu” et a démenti toute corrélation avec ses récentes prises de position critiques à l’égard du gouvernement Suminwa II et du régime du président Félix Tshisekedi.
Se disant respectueux des institutions, Mukendi a salué la justice congolaise, qu’il juge garante de la liberté d’expression. Dans un ton conciliant, il a même adressé sa bénédiction au chef de l’État, un geste inattendu au regard de ses interventions antérieures souvent marquées par des propos virulents contre le pouvoir.
Ces derniers mois, le pasteur s’était fait remarquer pour ses attaques frontales contre certaines nominations au sein de l’exécutif, ses critiques envers l’Union sacrée de la Nation et sa dénonciation des rémunérations jugées excessives des parlementaires. Il avait même exhorté la population à rejeter le nouveau gouvernement. Sa libération rapide et son changement de ton marquent un tournant notable dans son discours public.
CB
