Alors que les recettes de la Direction Générale des Recettes de la Province de la Tshopo (DGRPT) auraient doublé depuis l’arrivée de Paulin Lendongolia à la tête de l’exécutif provincial, les agents et cadres dénoncent un paradoxe: ils disent se démener pour maximiser les entrées financières, mais restent privés de salaires pendant que la crise sociale s’enlise.

Dans une correspondance adressée au Gouverneur et mise en copie à plusieurs institutions provinciales, le Syndicat Interministériel de la Réforme de l’Administration Publique et Interprofessionnel (SIRAP) relance l’alarme. Signé le 18/08/2025 par son président, M. Minyi Waziri Yassine, le document déplore l’absence de réponses aux précédentes revendications et réclame l’ouverture d’un cadre de discussion à même d’aboutir à un règlement rapide.
Les travailleurs évoquent une situation devenue “insoutenable”: impaiement répété des rémunérations, manque d’assistance sociale et non-prise en charge des soins de santé. Ils rappellent en outre que des arriérés de novembre et décembre 2023 — période où l’actuel Gouverneur était encore Vice-gouverneur — n’auraient jamais été régularisés, aggravant la précarité des familles, particulièrement à l’approche de la rentrée scolaire.
Au cœur de leur interpellation, une série de questions sur l’affectation des recettes de la régie financière. Les agents disent ne pas comprendre comment, malgré la performance revendiquée, leurs dus tardent à être payés. Ils estiment que cette opacité alimente la colère et la suspicion, tout en minant la motivation et la productivité au sein de l’institution.
Les signataires appellent le Gouverneur à agir en “véritable père de famille” et à libérer la totalité des arriérés, geste qu’ils jugent essentiel pour marquer la considération envers le personnel et traduire la vision du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, portée par le programme « Tshopo Mosala ».
À défaut d’un dénouement rapide, préviennent-ils, la frustration grandissante risque de compromettre la stabilité et l’efficacité de la DGRPT. Les travailleurs disent rester disposés à un dialogue responsable, mais attendent des actes concrets pour mettre fin à une crise qui, selon eux, n’a que trop duré.
CB
