Les discussions de Doha autour du conflit opposant Kinshasa à la rébellion de l’AFC-M23 traversent une zone de turbulences. Le médiateur qatari, qui avait soumis depuis le 18 août un projet d’accord aux protagonistes, se heurte à la ferme réserve du président Félix Tshisekedi.
À l’occasion de l’audience qu’il a accordée ce mardi 19 août au ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévôt, le chef de l’État congolais a clairement exprimé son désaccord face au texte proposé. Selon le responsable belge, Tshisekedi juge ce document « insatisfaisant » et peu à même de garantir une sortie de crise durable.
« Le président Tshisekedi m’a confirmé que le texte qui avait été proposé n’est pas satisfaisant. C’est un élément important à prendre en considération », a indiqué Maxime Prévôt, insistant sur l’urgence de parvenir à des signaux convergents en vue d’un compromis.
Pour Bruxelles, la priorité reste le respect strict du droit international et la recherche d’une paix véritable. « La Belgique va continuer d’agir comme vigile sur ces questions et appelle toutes les parties à s’engager vers une solution crédible et durable », a rappelé le ministre belge.
Si Doha demeure officiellement médiateur, Kinshasa entend, de son côté, éviter tout accord qui pourrait fragiliser sa souveraineté. Les prochaines étapes du processus dépendront donc de la capacité des partenaires à rapprocher les positions, dans un contexte où la RDC campe sur la nécessité d’un texte équilibré et respectueux de ses intérêts fondamentaux.
CB
