Le ministère des Finances et la Fédération des entreprises du Congo (FEC) ont affiché leur volonté commune de faire aboutir la réforme de la facture normalisée, considérée comme un levier essentiel de modernisation fiscale. Lors d’une rencontre tenue le lundi 18 août à Kinshasa, les représentants du gouvernement, de la Direction générale des impôts (DGI) et les opérateurs économiques ont convenu de renforcer leur collaboration afin de faciliter l’application de ce dispositif.
D’après une note de l’équipe du conseiller fiscal et douanes du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, l’État assure que cette réforme « n’est pas une décision unilatérale » et qu’elle sera introduite « avec souplesse ». Des appuis techniques seront mis en place pour accompagner les entreprises, notamment à travers des sessions adaptées aux réalités de chaque secteur.
De son côté, la FEC a insisté sur la nécessité d’une appropriation progressive par les opérateurs économiques. « L’objectif n’est pas seulement d’assurer la conformité, mais aussi de permettre aux entreprises de s’approprier pleinement cette réforme », a souligné l’organisation patronale, annonçant la création de commissions spécialisées pour analyser les problématiques spécifiques liées à l’homologation des dispositifs fiscaux et aux exigences documentaires.
Pour le ministre Doudou Fwamba, la facture normalisée doit être perçue comme une opportunité plutôt qu’une contrainte. « Elle ne doit pas être considérée comme une charge supplémentaire, mais comme un outil fiable et moderne pour sécuriser la collecte de la TVA et renforcer l’équité fiscale », a-t-il rappelé. Une approche qui vise à réduire la fraude, tout en consolidant la confiance entre l’État et les opérateurs économiques.
CB
