La Notabilité de la Tshopo est montée au créneau après les déclarations d’Israël Mutombo, journaliste et Directeur général de Bosolo TV, qui l’a accusée de bloquer la relance de la Société Textile de Kisangani (SOTEXKI). Dans un communiqué rendu public ce mercredi, elle a dénoncé des propos « diffamatoires » et une « approximation » dangereuse, rappelant que son rôle a plutôt été d’alerter les autorités sur la gestion jugée opaque des fonds alloués à l’entreprise.
Selon ce communiqué, la suspension de la deuxième tranche de financement par la Première ministre « n’est pas une manifestation de ‘mauvaise foi’, mais une décision salutaire motivée par un rapport d’audit révélant de graves anomalies ». Ce rapport, souligne la Notabilité, fait état de dépenses « douteuses », dont des salaires et frais de mission « exorbitants » perçus par les administrateurs, alors même que les travailleurs de la SOTEXKI restent impayés depuis plus d’un an.
La Notabilité pointe du doigt une gestion « unilatérale et opaque » imputée au Directeur général en fonction, nommé par l’actionnaire minoritaire TEXICO. Elle l’accuse d’avoir agi sans transparence, en l’absence d’un commissaire aux comptes et du contrôle de l’actionnaire majoritaire. Elle rappelle qu’avec 80 % du capital, l’État congolais a désormais repris en main la destinée de l’entreprise afin de mettre fin aux dérives.
Se disant injustement mise en cause, la Notabilité de la Tshopo affirme avoir toujours combattu la mauvaise gestion et défendu les droits des travailleurs. « Nous avons dénoncé l’inaction de certains dirigeants qui bloquent le processus de restructuration pour préserver leurs privilèges et potentiellement s’accaparer les fonds restants », insiste-t-elle, tout en exigeant un droit de réponse sur le plateau de Bosolo TV « afin de permettre au public de connaître la version des faits et d’apporter la clarté nécessaire à ce dossier ».
CB
