La décision du ministère public de requérir la peine de mort contre l’ancien président Joseph Kabila, jugé par contumace pour complicité avec la rébellion M23/AFC, soutenue par le Rwanda, suscite une vive réaction de l’opposition. Le parti Ensemble pour la République, dirigé par Moïse Katumbi, a qualifié cette démarche de « manœuvre politique » visant à intimider et diviser la population.
Dans un communiqué publié ce samedi 23 août 2025, le camp Katumbi dénonce ce qu’il considère comme une dérive autoritaire du régime en place. « Cette réquisition n’a rien à voir avec l’État de droit. C’est un moyen de répression contre ceux qui contestent la pensée unique », affirme le texte, soulignant que l’opposition et la société civile risquent d’être les principales cibles de cette instrumentalisation de la justice.
Ensemble pour la République accuse ainsi le pouvoir de Félix Tshisekedi d’utiliser les institutions judiciaires comme un outil politique pour neutraliser ses adversaires. Le parti met en garde contre les conséquences de cette décision, qui pourrait accentuer la fracture sociale et alimenter les tensions dans un pays déjà confronté à de multiples crises.
Le verdict de la Haute Cour militaire, attendu dans les prochains jours, est suivi de près par l’opinion nationale et la communauté internationale. Cette décision pourrait constituer un moment décisif pour la scène politique congolaise et influencer durablement le climat de confiance entre les citoyens et les institutions.
CB
