L’armée congolaise a marqué un tournant dans sa lutte contre l’insécurité en Ituri en reprenant le contrôle de quatre sites miniers situés à Nizi, Kabarole, Dala et Mabanga, dans le territoire de Djugu. Ces zones étaient jusque-là exploitées par les miliciens de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP), mouvement dirigé par l’ex-seigneur de guerre Thomas Lubanga. Selon les FARDC, ces sites représentaient une source majeure de revenus permettant aux rebelles de s’approvisionner en armes.
Dans une communication faite à Bunia ce week-end, le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole militaire en Ituri, a indiqué que les mines ont été immédiatement fermées sur décision du gouvernement provincial, en attendant l’arrivée d’une délégation de Kinshasa chargée d’en définir le mode de gestion. « La traque engagée contre la milice CRP/Zaire et ses alliés du M23 porte déjà ses fruits. La pression militaire se poursuit afin d’empêcher l’exploitation illégale des ressources et de tarir les sources de financement des groupes armés », a-t-il déclaré.
Dans la foulée de ces opérations, les forces armées ont mis la main sur un important lot d’armes : neuf fusils AK-47 et plus de soixante munitions ont été saisis au domicile de Bahati Germain, président de la jeunesse du groupement Dego en chefferie de Bahema-Badjere. L’armée affirme que cette découverte découle de la pression qu’elle exerce contre les réseaux armés dans plusieurs localités de Djugu, où les rebelles tentent encore de résister.
Tout en saluant ces avancées, le lieutenant Ngongo a exhorté les combattants encore actifs à déposer les armes. Il a réitéré que l’objectif de l’armée reste la restauration de l’autorité de l’État et le retour à la stabilité dans une province meurtrie depuis plusieurs années par des violences récurrentes.
CB
