À ceux qui, tapis dans l’ombre d’une gestion défunte, cherchent à empoisonner l’opinion publique par des récits teintés de peur, de nostalgie du désordre et de résistance à la légalité, voici une mise au point :
Depuis peu, une prose grossièrement maquillée circule sur les réseaux sociaux, prétendant dénoncer un « contrôle suspect » initié par le nouveau comité de gestion de l’Université de Kisangani, dirigé par le Professeur Ordinaire Mathieu Kirongozi Bemeta. Qu’on se le dise : ce prétendu scandale est un artifice, un miroir aux alouettes agité par ceux qui voyaient dans l’Université non un sanctuaire du savoir, mais un comptoir de privilèges.
Le contrôle administratif est une exigence républicaine et non une vendetta. Dans toute institution publique digne de ce nom, un comité entrant a non seulement le droit, mais l’obligation morale et juridique d’examiner l’état des lieux.
L’Université de Kisangani ne saurait échapper à cette exigence de gouvernance responsable, loin s’en faut.
Loin d’un quelconque esprit de revanche, le contrôle actuellement en cours relève d’une logique d’assainissement administratif, conformément à la Loi organique n°11/020 sur l’enseignement national, ainsi qu’aux textes spécifiques du ministère de tutelle.
Insinuer qu’un audit institutionnel équivaudrait à une « épuration politique » est une preuve soit d’ignorance, soit d’une mauvaise foi délibérée. Cette rhétorique, typique des partisans d’un ordre ancien révolu, ne saurait freiner le mouvement irréversible de la régularisation.
Concernant le statut des assistants, « Dura lex, sed lex » !
Il est impératif de rappeler, pour ceux qui ont choisi l’amnésie comme refuge idéologique, que l’Arrêté ministériel n°347/MINESU/CAB.MIN/MNB/MKK/2023 du 24 juillet 2023 fixe désormais de manière non équivoque les conditions d’accès à la fonction d’assistant dans le système LMD. Ce texte, arrimé aux dispositions de la Loi-cadre n°14/004 du 11 février 2014, du Décret n°22/39 du 6 décembre 2022, ainsi que de la Loi n°18/038 du 29 décembre 2018, pose un principe de droit clair : nul ne peut accéder à la fonction d’assistant sans être détenteur d’un diplôme de deuxième cycle (Maîtrise ou équivalent).
Ainsi, les nominations faites sur base d’un diplôme de Licence – notamment celles signées dans la précipitation par le précédent recteur à la veille de son départ, sont entachées d’irrégularité et, partant, susceptibles d’annulation. Que l’ancienne autorité ait osé hisser des étudiants en Master 1 au rang d’assistant n’est pas un « acte de promotion académique », mais une dérive digne d’un banditisme administratif savamment orchestré.
Le respect du droit ne peut céder à la sentimentalité.
Toute révocation arbitraire serait naturellement passible d’annulation devant le Conseil d’État. Mais que ceux qui crient à l’injustice aient au moins l’honnêteté de démontrer que les actes querellés respectaient les normes en vigueur.
La légalité ne se décrète pas à coups de tribunes anonymes, elle se prouve par des textes, des procédures et des titres valides. C’est dans cette logique que le comité de gestion actuel est en droit, et même en devoir d’appliquer les mesures de contrôle prévues par la législation en vigueur.
La vérité est simple : nul ne peut être maintenu dans une fonction obtenue en violation du droit.
De la gestion financière, fin des fantasmes et retour aux faits :
Les accusations de « train de vie fastueux » à l’encontre du Professeur Kirongozi relèvent d’une fantasmagorie militante, sans la moindre pièce probante. Les finances d’une institution publique, de l’Unikis en l’occurrence sont soumises à des organes de contrôle rigoureux : DGCMP, IGF, Cour des comptes, Inspection générale de l’ESU, etc. Où sont les rapports ? Où sont les audits ? Rien que du vent, de la calomnie, et une volonté de salir faute de pouvoir bloquer.
Il faut aussi cesser de croire que la déclaration d’un solde imaginaire lors d’une cérémonie de passation équivaut à une gestion vertueuse. L’histoire jugera.
L’Université de Kisangani n’est ni fief, ni dynastie. Elle n’appartient à aucun homme, à aucune famille, à aucune lignée, à aucune obédience politique ou tribale. Elle est une institution républicaine, et à ce titre, elle doit être gouvernée par la loi, la compétence et le mérite.
Le Professeur Kirongozi n’a ni à honorer des nominations entachées d’illégalité, ni à perpétuer les pratiques d’une époque où un seul homme décidait de tout, seul, au mépris des règles élémentaires de la collégialité académique.
Son mandat commence dans un climat de réforme ; il a l’obligation de faire table rase des irrégularités, non d’en hériter les conséquences.
À ceux qui se sentent lésés, la République offre des voies de recours : les juridictions administratives, les inspections, les audits indépendants. Que chacun assume ses actes. Les cris d’orfraie dans les salons numériques ne remplaceront jamais la solidité d’un dossier construit sur des bases juridiques saines.
En définitive, les laboratoires nostalgiques doivent savoir que la restauration de l’autorité académique ne se négocie pas. Ce moment que traverse l’Université de Kisangani est celui d’une épuration administrative salutaire, non d’une cabale personnelle.
Ceux qui s’y opposent ne défendent pas la vérité, mais leurs propres intérêts mal acquis.
Le Professeur Ordinaire Mathieu Kirongozi n’est ni un homme de clans, ni l’exécutant d’une « marraine politique », comme l’insinuent avec lâcheté des esprits rongés par le soupçon.
Il incarne aujourd’hui une volonté de réinstitutionnalisation, dans un monde académique trop longtemps livré à l’arbitraire.
À l’Université de Kisangani, l’heure est au droit, non aux lamentations. Au mérite, non à la connivence. À la rigueur, non au clientélisme.
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