La matinée de ce lundi a été particulièrement agitée à l’Université de Kisangani.Plusieurs étudiants de troisième année en biomédecine, exclus de la salle d’examen pour n’avoir pas participé régulièrement aux cours, ont exprimé leur colère en saccageant partiellement le nouveau bâtiment de la Faculté de Médecine.

Un climat de tension pendant les examens
Selon des témoins, les étudiants frustrés auraient lancé des projectiles contre l’infrastructure flambant neuve, perturbant ainsi le déroulement des épreuves.
L’intervention du Recteur
Informé de la situation, le Recteur de l’Université de Kisangani, le Professeur ordinaire Mathieu Kirongonzi Bometa, s’est personnellement rendu sur les lieux. Très préoccupé par la gravité des faits, il a instruit le Doyen de la Faculté de Médecine d’identifier les fauteurs de troubles et de dresser un rapport circonstancié.
« Ces actes de vandalisme sont indignes d’étudiants universitaires. Les auteurs devront répondre de leurs comportements et seront sévèrement sanctionnés », a déclaré le Recteur, appelant au respect du règlement académique et à la préservation du patrimoine de l’institution.
Des réactions partagées
Si certains étudiants disent comprendre la frustration de leurs camarades exclus, la majorité condamne la manière dont elle s’est exprimée. « Ce n’est pas en cassant le bâtiment que la situation s’arrangera. L’université est notre patrimoine à tous », a réagi une étudiante de la faculté.
Quelles suites ?
Face à la gravité des faits, l’administration centrale a promis des sanctions exemplaires contre les responsables afin d’éviter toute récidive. En attendant, les examens se poursuivent sous haute surveillance, tandis que la communauté universitaire appelle à l’apaisement, à la discipline et au respect des valeurs académiques.
Espedi SAILE
