Kinshasa, capitale tentaculaire en proie à des défis urbains majeurs, s’apprête à voir s’accélérer plusieurs chantiers publics. Routes dégradées, inondations récurrentes et embouteillages interminables figurent parmi les priorités mises sur la table du Conseil des ministres. Mardi 26 août, une réunion conjointe des ministères des Finances et des Infrastructures s’est tenue au Centre de Congrès de Kinshasa pour faire le point sur l’avancement des travaux. Premier constat rassurant : « aucun blocage de financement ».
À la demande expresse du président de la République, le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a déjà mobilisé 51 millions de dollars. « Vingt millions restent encore disponibles dans la trésorerie des structures publiques », a précisé le ministère, ajoutant que de nouveaux décaissements interviendront sous peu pour renforcer la cadence des chantiers.
Plusieurs projets bénéficient déjà de ces financements : les travaux d’urgence lancés après les pluies d’avril, le curage des collecteurs, la lutte antiérosive avec « 15 millions de dollars en cours de décaissement », ainsi que la modernisation de certaines artères stratégiques de la capitale. Le Bureau central de coordination (BCECO) supervise à lui seul près de 37 millions de dollars de projets, dont la réhabilitation des routes autour du Grand Marché et 27 kilomètres de voirie.
Au-delà des routes, la prévention des inondations demeure une priorité gouvernementale. Pour y parvenir, l’acquisition urgente de draglines – des machines spécialisées dans le curage des grands émissaires – a été retenue. Ces équipements devraient permettre d’améliorer l’évacuation des eaux pluviales vers le fleuve et limiter les dégâts lors de la prochaine saison des pluies.
CB
