L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, est sorti de son silence face aux poursuites judiciaires engagées contre lui. Dans une interview exclusive accordée à Jeune Afrique le lundi 1er septembre 2025, il a dénoncé un « faux procès » orchestré, selon lui, par le pouvoir en place dans le but de l’écarter de la scène politique. Alors que son éventuel retour alimente les rumeurs à l’approche des prochaines échéances électorales, il pointe du doigt une stratégie de marginalisation.
Poursuivi pour trahison, crimes de guerre et meurtres, l’ancien chef de l’État réfuten catégoriquement les accusations. « Ces accusations mensongères sont orchestrées par un leadership désespéré d’échapper à ses propres responsabilités. En réalité, aucune preuve tangible n’a été présentée pour les étayer », a affirmé Kabila,n qui estime que les arrestations récentes de plusieurs hauts cadres civils et militaires participent d’un plan concerté. « Le faux procès contre ma personne, l’arrestation de nombreux hauts cadres civils et militaires et la gouvernance imprudente du pays ne sont pas des événements isolés. Ce sont les symptômes d’une crise plus profonde de leadership, de justice et de direction nationale », a-t-il insisté.
Dans ce contexte tendu, l’ancien président a lancé un appel à l’apaisement politique. Il plaide pour l’ouverture d’un dialogue inclusif afin d’éviter une escalade des tensions et de ramener les acteurs politiques autour de l’essentiel. « L’histoire ne nous jugera pas sur les accusations que chacun lance sur l’autre, mais sur le courage que chaque acteur politique aura pour unir le peuple congolais et répondre à ses véritables besoins », a-t-il conclu.
CB
