Le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, est revenu ce mardi 2 septembre sur l’intervention policière opérée autour de la résidence de Constant Mutamba. S’exprimant sur les ondes de la RTNC, il a indiqué que les rassemblements nocturnes et veillées organisés par les partisans de l’ancien ministre de la Justice constituaient « des actions de tapage et de déstabilisation », justifiant ainsi la présence renforcée des forces de l’ordre.
Cette sortie intervient dans un climat tendu, quelques heures après la condamnation de Mutamba à trois ans de travaux forcés pour détournement de 19 millions de dollars prévus pour la construction d’une prison à Kisangani. La Cour de cassation a en outre prononcé contre lui une interdiction de cinq ans d’accès aux fonctions publiques, ainsi qu’une privation de ses droits civiques et politiques. L’ancien ministre, qui avait démissionné en juin 2025, continue de nier toute implication personnelle dans cette affaire.
Pour Jacquemin Shabani, la décision d’encadrer et de disperser les rassemblements relevait d’une obligation de l’État. « La responsabilité de l’administration est de garantir la sécurité et d’empêcher toute forme de déstabilisation », a-t-il insisté, soulignant que l’objectif était de « protéger la population et faire respecter l’ordre public ».
CB
