Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a officiellement lancé jeudi 4 septembre,les travaux de la Commission ad hoc chargée d’encadrer l’exploitation minière artisanale. Cette structure, mise en place conformément aux orientations du chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi et aux instructions de la Première ministre, réunit les principaux acteurs du secteur : Gécamines, EGC, SAEMAPE, CAMI, ARECOMS ainsi que des experts techniques et juridiques.
Dans son allocution, le ministre a insisté sur la nécessité de « mettre en place un mécanisme de collaboration cohérent et durable entre les parties prenantes, afin de garantir la formalisation, la traçabilité, la sécurisation et la gouvernance responsable de l’exploitation minière artisanale ». Les participants ont, pour cette première séance, clarifié leurs rôles institutionnels et identifié les priorités, notamment la lutte contre la fraude, la structuration des flux miniers et l’intégration de l’ARECOMS dans les mécanismes de régulation.
Le calendrier de travail adopté prévoit des résultats concrets : cartographie des Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA) viables, élaboration de protocoles de collaboration, production d’un rapport d’audit assorti de recommandations contraignantes, ainsi que la remise d’un rapport final sur la situation de l’ARECOMS au plus tard le 30 septembre 2025.
Par cette initiative, Louis Watum Kabamba entend faire de l’exploitation artisanale, longtemps considérée comme un secteur à problèmes, une opportunité économique au service du pays. L’objectif, selon lui, est clair : sécuriser et valoriser le travail des exploitants artisanaux, améliorer leurs conditions de vie et de travail, et instaurer un climat de confiance pour attirer davantage d’investisseurs nationaux et internationaux.
CB
